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Illustration/Bande dessinée bachelors

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[BAC2] Kamishibaï

BD/ILLU BAC2
Q1 2025-2026

Cet intitulé est un projet (plutôt) collectif de création d’un récit en images et de
sa mise en scène dans l’esprit du « kamishibaï ».

Kamishibaï, description rapide :

Le « kamishibaï », littéralement « théâtre de papier », fait son apparition dans les années 30 au Japon. Il s’agit de récits découpés en épisodes d’une quinzaine de plaques peintes, rassemblées dans un théâtre miniature et manipulées par un conteur ambulant. Ces spectacles de rue essentiellement destinés aux enfants attiraient chaque jour des dizaines de spectateurs, autour d’aventures de science-fiction, de super-héros, de mélodrames ou de western. Ces moments de rassemblement populaires pouvaient servir de relai pour diffuser des informations (aux adultes), ou être utilisé à des fins de propagande. Après la seconde guerre mondiale, le kamishibaï sera censuré par les américains au Japon car jugé trop subversif pour la jeunesse. Resté populaire jusque dans les années 50, détrôné par l’arrivée de la télévision dans les foyers japonais, on lit dans l’évolution du kamishibaï les épisodes marquants du Japon de la première moitié du XXème siècle.

Le butaï (sorte de castelet) dans lequel sont glissées les planches est souvent fait de bois et dépasse rarement le 50 x 70 cm. Le·a conteur·euse tire les planches les unes après les autres au fil du récit. La prestation comporte souvent une dimension sonore : bruitages et/ou musique. Si les grandes lignes de l’histoire sont inscrites au dos de chaque plaque, c’est le·a conteur·euse à grand renforts de voix, de bruitages et de multiples variations improvisées qui incarne le récit face au public.

Pour une version détaillée de l’histoire du kamishibaï : voir ici.

Description du projet :

  • Par groupe de 2 ou 3 - max-, nous vous demandons de choisir un récit existant dans l’imaginaire populaire et de le revisiter en une série de planches muettes destinées à être montrées à un public. Vous pourrez adopter la forme classique ou dériver vers des versions plus libres, pourvu que la dimension du son et du spectacle vivant soit conservées.
  • Vos « kamishibaïs » seront présentés lors d’un moment spécial organisé à la galerie au mois de décembre, et ouvert au public.
  • Concernant le récit, nous vous proposons d’aller vous inspirer et de revisiter des récits anciens : contes, fables, mythes et autres récits fondateurs. Attention à garder plusieurs niveaux de lecture, et de produire quelque chose de riche au niveau du sens. (=> un ensemble de récits et contes sont disponibles en téléchargement sur Calibre, sinon vous pouvez utiliser la BAIU ou encore internet mais soyez carré·e·s concernant vos sources !).
  • Votre "kamishibaï" contiendra une 40aine de planches (= une 40 aine de scènes) : pensez au découpage, au rythme et aux cadrages ! Chaque dessin n’a pas la même importance, mais chaque dessin est indispensable à la fluidité du récit, ils défileront tour à tour, mais sur des rythmes et des temps de présence différents.
  • Nous vous demandons d’expérimenter autour d’une technique assez rapide qui produira une série homogène (même si dessinée à 4 ou 6 mains). Les images sont faites pour être vues de loin, de nouveau, pensez aux cadrages et à la lisibilité.

Le travail sera évalué de manière continue sur :

  • Les différentes étapes montrées lors de chaque rdv : recherches, expérimentations, adaptation et découpage du récit, travail de mise en scène du récit en image, travail de mise en scène du Kamishibaï...
  • Le respect du calendrier.

La présentation du Kamishibaï sera évaluée sur :

  • La qualité du récit( de son adaptation, détournement, réécriture...), son épaisseur, sa richesse, ses inventions.
  • La lisibilité et la qualité de la mise en image.
  • La qualité de la prestation orale et sonore, la mise en scène, le climat.

Le travail sera soutenu par des apports autour de la pratique du Kamishibaï, d’une réflexion sur l’adaptation et les différents usages de récits anciens peuplant nos imaginaires collectifs, et d’une réflexion sur le travail en image fixe, la séquence, le rythme, le cadrage, la lisibilité.

Calendrier :

  • 3 octobre : 9h présentation de l’intitulé en atelier.
  • 10 octobre : les groupes sont fixés et cherchent leurs récits.
  • 24 octobre : les groupes uploadent synopsis + recherches graphiques sur le cloud.
  • 7 novembre : accrochage des story board et présentation des recherches pour dessin finaux.
  • 11 et 12 décembre : : présentation publique des kamishibaï (+ enregistrement pour archive) à la galerie.

À voir : une archives de kamishibaï des ancien·ne·s étudiant·e·s : https://videos.erg.be/c/kamishibai/videos

Déjà quelques pistes à suivre :

  • “Manga Kamishibaï, the art of japanese paper theater” Eric P.Nash (disponible en consultation à l’atelier et empruntable à la BAIU )

Sur le conte :

À explorer :

  • Homère : Ulysse, Gilgamesh, Alice, Les métamorphoses d’Ovide, contes allemands (Les frères Grimm), contes persans, danois (Andersen), russes (babayaga), anglais (tom pouce)...

Théorie autour des contes :

  • Bernadette Bricout “La clé des contes”
  • Elzbieta “le langage des contes”
  • Vladimir Propp “Morphologie du conte”
  • Yvonne Verdier “Le petit chaperon rouge dans la tradition orale”

Littérature :

  • de belles traductions des classiques : Ovide “les métamorphoses” de Marie Cosnay, Homère “L’iliade” et "l’Odyssée” trad. Fréderic Mugler, “L’odyssée” trad. Emmanuel Lascoux…
  • adaptations : James Joyce “Ulysse”, Madeline Miller “Circé”, “Le chant d’Achille”, “Galatée”, “Hansel et Gretel” d’Alice Zeniter ...
  • “10 contes” d’Edgar Allan Poe, “Sept contes” Michel Tournier, “Contes et légendes” Louise Michel, “Neufs contes” et “Trois contes très racontables” Margaret Atwood, “Les pires contes des frères Grim” Mario Delgado Aparaín et Luis Sepúlveda, “Le grain magique” Taos Amrouche, “Les contes du chat perché” Marcel Aymé, “Contes du lundi” Alphonses Daudet, “Contes de la rue Broca” Pierre Gripari, “Histoires comme ça” Rudyard Kipling, “Contes” Charles Perrault, “Contes” des frères Grimm (plutôt que Perrault !), “Le monde est rond” Gertrude Stein, “Les mille et une nuits”, Léon Tolstoï “Contes et nouvelles”, “Contes wolofs modernes” Cissé Mamadou, Charles Dickens, “Rashomon et autres contes“ Akutagawa Ryunosuke 1915, (adapté en 1950 par Akira Kurosawa), “Perceval ou le conte du Graal” Chrétien de Troyes, “Contes de Terremer” Ursula K. Le Guin, Hans Cristian Andersen, “Contes initiatiques Peuls” Amadou Hampâté Bâ…

BD/JEUNESSE…

  • “Nausicaa” de Miyasaki
  • Loic Gaume “contes au carré”, “mythes au carré”
  • Marine Shneider “Ekla et Laki”
  • Gazhole et Crushiform “Il était une forme”
  • Jon Klassen “le rocher tombé du ciel”
  • Chris Haughton “Oh non Georges”, “Un peu perdu”, “Shhh”...
  • Loïc Froissart “Ma cabane”
  • Lisen Adbåge “Les pins”
  • Atak “Pierre-Crignasse”
  • Peter Newell "Le livre fusée”
  • Béatrice Mallet, Gustave Doré “Fables de la fontaine”
  • Gustave Doré “les travaux d’Hercule”
  • Jeanne Hovine (Anne-Marie Ferrières), Nic et Nac
  • "Le petit poussé", "jack et le haricot magique" Étienne Beck
  • "Le petit poucet et l’usine à saucisse" Sophie Azambre, Benoît Preteseille, Carl Roosens
Par Joanna Lorho, 24 avril 2024