#impossibilities i’m possibilities #intention in tension

2050, une brève histoire de l’avenir

image/support spécifique : Martin Parr (Rencontres d’Arles)

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image/support spécifique : Chris Marker (Arsenal)

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image/support spécifique : Mikhael Subotzky (Arsenal)

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image/support spécifique : Kutlug Ataman (Arsenal)

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image/support spécifique : Katharina Grosse (Arsenal)

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image/support spécifique : Terry Adkins (Arsenal)

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image/support spécifique : Bruce Naumann (Arsenal)

 

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image/support spécifique : Hito Steyerl (pavillon Allemand)


Le pavillon allemand regroupe, en son établissement à l’architecture complexe, quatre propositions.

 

D’abord, le travail de Tobias Zielony est le premier dans lequel nous pénétrons. Le projet est celui de la création d’un journal de presse, dont la thématique porte sur l’immigration, et associe photographies, témoignages et interviews. Le sujet, d’une actualité mordante, est une préoccupation de longue date en Allemagne. Pour le traiter, l’artiste adopte alors des attitudes de journaliste, reporter, enquêteur, et archiviste pour incarner à la perfection de nouveaux outils et savoir-faire mobilisés par la création plastique contemporaine. En apparence, la limite entre création éditoriale et muséale est faible, et la dimension documentaire de ce travail n’est pas sans rappeler une démarche de photo-reporter plutôt que de plasticien, mais c’est en l’accrochage et le soin porté à l’édition de cet unique numéro (sans nom) qu’il est possible de trouver la rupture. Son tirage à de nombreux exemplaires garantit sa très large diffusion dans la masse des spectateurs.

 

 

 

L’autre œuvre est une création de Hito Steyerl, intitulée Factory of the sun. Il s’agit d’une projection vidéo dans un espace évoquant très clairement le monde numérique dépeint notamment par Tron : l’espace est divisé en unités cubiques, dont seules les arêtes bleues brillantes permettent de se retrouver dans le noir. Les transats sont disposés devant un écran sur lequel est projetée une vidéo. Celle-ci évoque alors de multiples éléments audiovisuels liés à la culture populaire : vous êtes le joueur d’un jeu vidéo, mais s’agit-il d’un jeu de danse ou d’un jeu de guerre ?

 

Vous apprendrez à manipuler une arme comme à danser sur Happy de Pharell Williams, en suivant des avatars humains ou dessinés dans un style manga ou 3D. Le jeu bascule quand la danse d’initiation se transforme en clip-vidéo où le danseur démultiplié, torse nu ou en combinaison dorée, s’agite sur un fond de miroirs brisés ou de formes géométriques colorées. La musique électronique couronne cette ensemble voué au kitsch, en emmenant le spectateur dans ce qui évoque à la fois la Matrice et les années 1990. Le résultat, incertain et indéfinissable, séduit de façon quasi-unanime, sans doute par l’intérêt qu’il porte à une culture de masse, populaire, qu’il traite sans dédain mais avec cette volonté d’en proposer un usage moins normé, plus créatif et délirant.

 

A.L.

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