image/support spécifique : Stas Orlovski (Venise « we must risk delight »)


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image/support spécifique : Shuji Mukai (Venise « Proportio »)

 

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image/support spécifique : Sigmar Polke (Venise, punta della Dogana)

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image/support spécifique : Martial Raysse (Venise, Palazzo Grassi)

2015-1958 / 1958-2015 : prendre l’histoire à rebours, non pas pour dérouler le fil du temps et remonter à la source, mais bien pour confronter les époques, tel est le propos de l’exposition que Palazzo Grassi – consacre aujourd’hui à Martial Raysse. Venise 2015

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image/support spécifique : Robert Frank (Arles rencontres photographiques)

 

 

Austérité : Thomas Michelt « Démotivation »

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Austérité : Charly Chaplin « les temps modernes »

Austérité : Fisschli und Weiss, der Lauf der Dinge

 
Lorsque on évoque les artistes Fischli et Weiss, on ne peut que penser à ce film au titre poétique qui nous laisse rêveur une fois visionné, Le cours des choses, qui est l’oeuvre la plus populaire du tandem. Cette vidéo est diffusée pour la première fois à la [5]Documenta en 1987. Ce film amusant, naturaliste de la cause et de l’effet a été réalisé en couleur et en plan séquence.

Cette installation artistique expérimental, se déroule dans un entrepôt, avec des objets très terre à terre. Elle montre une réaction en chaîne, une suite de catastrophes, fondées sur les bases des lois de la chimie et de la physique.Les artistes ne visent ni à glorifier ni à aliéner ces objets banals mais simplement créer de nouvelles références dans lesquelles ils pourraient être envisagés. Ils créaient également individuellement un univers objet en les mettant en relation entre eux de différentes manières afin de les faire fonctionner ensemble.

fischli_weiss_der_lauf_der_dinge

Cette réaction en chaîne à la fois excitante et absurde, a été entretenue pendant 30 minutes à l’aide de moyens élémentaires comme les feux d’artifice, les jets d’air, la gravité et une variété de matériaux corosifs. La fatalité et le hasard inhérent de cette situation précaire pourrait aussi être appelé « un ordre de fluctuation ». Ainsi ce récit, n’ayant que pour seul sujet les causes et conséquences fait naître les mécanismes de l’art, les improbabilités et les précisions. De plus, le travail effectué sur la lumière et l’obscurité vient appuyer la thèse selon laquelle les artistes ont du prendre plusieurs heures, voir jours de préparation, pour arriver à se que les élèments s’enchaînent au moment souhaité.

 

Une des caractéristiques propre à cette vidéo est que contrairement à un long métrage ordinaire qui implique plusieurs possibilités de temporalité, dans Le cours des choses rien ne peut arriver trop tard ou trop tôt. Tout arrive seulement quand cela doit arriver. Il n’ y a aucun choix, aucune psychologie et à proprement parler aucun commençement ou de fin. Le film prétend décrire un mouvement qui semble être éternel. La dramaturge du Cours des choses reste cependant très prévisible. Le télespectateur se sent captivé, divertis, surpris et veut connaître la fin.

Robert Fleck, commissaire de l’exposition de 1987 : « Ce qui est très fort dans ce film, c’est que les éléments développent leur propre humour. En même temps, on est sans cesse en train de se demander si la réaction en chaîne qui est nous montrée ici ne pourrait pas s’étendre au monde réel. On peut parfaitement imaginer que les objets s’emballent, entraînant dans leur sillage le monde entier.

CH 1987, couleur, 16 millimètres, 30?, Documentaire

Une des premières actions de Fischli & Weiss, à la fin des années soixante-dix, consiste en la visite d’un magasin d’ameublement : curiosité légitime pour ces objets du quotidien sollicitant si fort notre désir. Plus tard, ce sont de petits assemblages scéniques (Un après-midi tranquille) ou le modelage patient d’objets usuels exposés de manière à faire vrai, singeant la mode du ready made. La série Bilder, Ansichten (Images, vues) se constitue à travers la collection de vues touristiques plus jolies que nature, rendant vaine notre curiosité pour le lieu évoqué. Cinématographique (Le Rat et l’ours, 1982), recourant à la photographie, à la sculpture et à l’installation, l’activité de Fischli & Weiss relève de l’inventaire, d’une réflexion sur le concept d’original et sous-tend une pratique sceptique de la quête cognitive. Menée avec humour et un sens aigu du détournement, elle fourmille de questions essentielles posées à l’homme du commun comme à l’institution artistique. Entre feinte et authenticité, émerveillement et pistage de trivialités, le travail des deux compères apparaît comme un pendant de l’entreprise délirante de Bouvard et Pécuchet, version arts visuels.

 

Ben Hur, Fischli and Weiss, photographie tirage argentique, 30×40 cm Courtesy Matthew Marks Gallery, New York, 1984-87

Austérité : Fred Forest, Hans Haacke, Francis Alÿs et Simon Starling

Cliquez sur le lien
http://www.macm.org/expositions/simon-starling-2/

Austerité – copie

 

Paul Ardenne : art contextuel

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