Atelier du 16.01.13

Après les évaluations de fin de premier quadrimestre, projections et discussions autour de quelques vidéos d’étudiant et mise en relation avec d’autres oeuvres.

ETUDIANT / Vidéo de John SILVESTRE / Dans la maison
Réponse à l’exercice « 3 plans », déambulation énigmatique et nocturne dans une maison
Évocation d’un film marquant pour John, autour d’une maison, à travers un plan séquence
> LA PEUR, PETIT CHASSEUR / 2004 Laurent Achard VOIR
Un long plan fixe de neuf minutes pour parler de la violence conjugale. L’enfant recroquevillé près de la niche de son chien semble minuscule à côté de l’horrible bâtisse qui renferme quelques douloureux secrets.
ECHO/ Film d’une heure en plan séquence (essentiellement) dans une maison (émission « Live », produite par Philippe Grandieux pour « la sept »)
LA LETTRE JAMAIS ECRITE / 1990 Dominique Dubosc
Il s’agit d’un plan-séquence de 55 minutes tourné le 11 octobre 1990 (de 16h à 17h) à Kamakura-City au Japon.
L’idée de ce film m’est venue d’une photo de Duane Michals, accompagnée d’un texte : “J’ai toujours espéré que mon père m’écrive un jour une lettre pour me dire où il avait caché son amour pour moi. Puis il est mort et je n’ai jamais reçu la lettre…”
Après la mort soudaine de mon père, j’ai pensé que je pourrais peut-être écrire à sa place cette “lettre jamais écrite” en réunissant les moments (rares) où il m’avait montré son amour.
La fin du film se questionne sur le point de vue « artistique » d’une photographie.
« Mon père m’a demandé: ‘Mais qu’est-ce que tu vois, là? Tu vois sans doute quelque chose que je ne peux pas voir. »
ECHO / Sur la question de ce que l’on voit – ou peut voir – dans une image,
LES PHOTOS D’ALIX / 1980 Jean Eustache VOIR
La photographe Alix Cléo Roubaud, la femme de Jacques Roubaud, commente certains tirages à Boris Eustache (le fils du cinéaste). Dans une sorte de vertige, on s’aperçoit à mi parcours que les images et leurs commentaires ne correspondent plus – la bande-son a divorcé de la bande-image.
ETUDIANT / Vidéo d’ YSATIS DUSSENWART Le test de Rorschach
Vidéo basée sur le célèbre test. Le test de Rorschach ou psychodiagnostic est un outil clinique de l’évaluation psychologique de type projectif élaboré par le psychiatre et psychanalyste Hermann Rorschach en 1921. Il consiste en une série de planches de tâches symétriques et qui sont proposées à la libre interprétation de la personne évaluée.
ETUDIANT / Vidéo de THÉOPHILE DEBACHE
Réponse à l’exercice « 3 plans », où des espaces finissent par se rapprocher
ETUDIANT / Vidéo de MAXIME LEHOUX Amalgame
Comme le titre l’annonce, Maxime mélange des images, des personnes, des concepts, des mots, des idées qui ne sont pas ordinairement unis, et dont les amalgames conduisent à de bien curieuses conclusions. Donc, l’or n’est pas de l’or….
ECHO / et référence importante pour Maxime, le travail de Jean-Gabriel Périot.
INTERVIEW de Jean-Gabriel PERIOT sur son film LES BARBARES VOIR
Dans ce film, les photos défilent par un processus de balayage (Volet vertical), les photos officielles des gens de pouvoir de ce monde se succèdent, les grands se mêlent aux petits, puis ce sont les photos d’équipes sportives, de soldats, de mariages, de pom-pom girls, toujours en rang d’oignons, le sourire aux lèvres.
La distance entre chaque volet diminue progressivement laissant apparaître à l’écran, de nouvelles « compositions » faites de plusieurs parties d’images. Le montage pourrait amuser, si nous n’étions pas rappelés à l’ordre par la musique. Se succèdent alors des images plus brutales, pour finir dans un bain… de feu.
LES BARBARES / 2010 Jean-Gabriel PERIOT VOIR
ECHO / Vidéo de J-G. Périot ayant influencé Maxime
#67 / 2012 Jean-Gabriel PERIOT
« Un film légumier et politique (de merde) » dixit Périot. VOIR

Atelier du 12.12.12

En echo à un Flash évoquant une bande de skateurs se déplacant de ville en ville
> echo 1 FORMIC / 2009  Roman Kälin et Florian Wittmann             VOIR
Comment un skater influence le micro-univers d’une fourmi et comment celle-ci …
> echo 1 THE INVISIBLE SKATEBOARDS SECTION OF GIRL – YEAH RIGHT! / 2003 Spike Jonze & Ty Evans                                                                     VOIR
Séance de skateboard sur des planches invisibles
Suite et fin de DOUBLE TAKE / 2009  Johan Grimonprez
À partir d’un collage d’archives télévisuelles et cinématographiques, Johan Grimonprez, sur un scénario inspiré d’une nouvelle de Borges, détourne la figure mythique du « maître du suspense ». Sous la forme d’une intrigue ludique, il dissèque la paranoïa d’un individu comme métaphore de la crise politique (guerre froide) et nous invite à réfléchir à notre propre rapport aux images.
En 1960, le monde est scindé en deux : d’un côté, le bloc communiste, de l’autre, l’idéologie capitaliste. La tension est vive, malgré le dialogue de façade, et monte d’un cran lorsque l’URSS décide d’utiliser l’île de Cuba pour menacer directement les États-Unis.
Nixon puis Kennedy tentent de convaincre Khrouchtchev de la légitimité de leurs intentions mais chacun reste prisonnier de sa perception, convaincu que la puissance de l’un vaut modèle pour le concurrent, incapable de concevoir qu’au-delà de la copie, deux réalités indépendantes se confrontent pour un enjeu de représentation identique.
Sur une autre tonalité, se sont un peu les mêmes enjeux qui opposent, au début des années 1960, la télévision et le cinéma. Alfred Hitchcock, alors au sommet de sa gloire dans les salles obscures (il vient de triompher avec Psychose et s’apprêter à sortir Les Oiseaux), s’impose également sur le petit écran avec la série des Alfred Hitchcock presents.
En echo / 2 travaux de Les Leveque
A travers Spellbound et Vertigo, Les Leveque questionne les stratégies de condensation et de ré-assemblage.
2 Spellbound / 1999 Les Leveque                                                  VOIR  
Ce travail est un remontage, image par image, du film de Alfred  Hitchcock qui, en accélérant l’ensemble, modifie le récit et exploite la symétrie de la caméra en inversant une trame sur 2.
4 Vertigo / 2000 Les Leveque                                                          VOIR  
Ce travail condense le film Vertigo, en n’en gardant qu’une trame toutes les 2 secondes.
Les images restantes sont alors disposées de 4 manières différentes (normalement, effet miroir Haut > Bas, effet miroir G>D, image « normale » tête en bas, )
EXPERIENCE / FILM EN MONTAGE
L’atelier a accueilli le réalisateur Peter Snowdon et le monteur & producteur du film Bruno Tracq, pour visionner et donner des retours critiques sur le film documentaire d’1h30, qu’ils sont encore en train de monter.
NO REVOLUTION WITHOUT A REVOLUTION / 2013  Film en montage
Réalisé par Peter Snowdon  / Monté par Bruno Tracq
« No revolution without a revolution » est un film utilisant des vidéos postées sur Youtube lors du printemps arabe, dans les différents pays.  Filmées par les « acteurs »et inter-agissantes entr’elles, ces vidéos ont été des micros modèles regardés par les populations des pays voisins. Elles se répondaient, inspiraient et s’inspiraient l’une de l’autre. Une révolution qui prend son énergie et certains de ses modèles dans ces images postées sur le net.
La volonté du film est de parler – à travers ces révolutions là -des révoltes sociales, des nécessités de révolution plus globale.

Atelier du 05.12.12

Suite à un projet d’étudiant abordant, à travers des images de films documentaires des années 80 à 2000, le genre « film d’épouvante / catastrophe de série B »  où un mystérieux danger venu du cœur de la jungle (personnifié par un démon) viendrait décimer les populations humaines, analyse de la matrice de TAKE SHELTER, comme mise en place d’une catastrophe à venir.
TAKE SHELTER / 2011 Jeff Nichols                                         VOIR un extrait
Le personnage est assailli de visions de fin du monde, et se demande s’il doit protéger sa famille de cette « ultime » tempête qui s’annonce, ou… la protéger de lui-même.
La première vision peut s’apparenter à une simple pensée sous la douche.
D’ailleurs, cette étrange pluie à la même couleur que… le shampoo.

Curtis LaForche, le personnage principal, est une sorte de prophète dont la folie de la vision s’accorde avec les dangers qui semblent aujourd’hui menacer l’humanité. Il est d’ailleurs le seul à les percevoir car curieusement, ni sa femme, ni sa fille, ni ses collègues, ni personne ne semblent les ressentir. Curtis est comme un observateur, un éclaireur, un speculator (du langage militaire specula, observatoire, tour de guet > speculari, guetter, épier > speculator).
Cette idée de speculateur, comme quelqu’un pressentant des problèmes à venir est évoqué par Louis-Ferdinand Celine, quand il parle de la chienne de traineau pressentant les crevasses sous la neige, empêchant, de la sorte, au traineau et à son attelage, de disparaître sous la glace.
LECTURES POUR TOUS / 1957  PIerre Dumayet & Pierre Desgraupes       VOIR

Analyse de la première rencontre entre Mei (4 ans) et Totoro, sorte de créature gigantesque et esprit de la forêt.
Mon voisin Totoro / 1988  Hayao Miyazaki
Un professeur d’université, M Kusakabe, et ses deux filles, Satsuki, onze ans, et Mei, quatre ans, s’installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l’hôpital où la mère des deux filles est hospitalisée.
> Déroulement subjectif du temps (Cfr temporalité pour Mei et ellipse des fleurs coupées)
Explorant les alentours, Mei rencontre Totoro, sorte de créature gigantesque et esprit de la forêt. Pour que cette rencontre puisse avoir lieu, Mei devra « changer » d’aspect. Elle se transformera symboliquement (et par certains traits, physiquement) en animal, en grenouille. Elle passe la limite symbolique entre le monde humain et animal (le ruisseau).
Dans ce nouveau monde, Totoro se matérialisera doucement, comme les tétards du ruisseau. D’abord petit, transparent, puis blanc, sous le nom de Chibi-Totoro. Il deviendra moyen et prendra sa couleur définitive sous le nom de Chū-Totoro. La troisième phase de transformation révèle Totoro, mais ses étapes de développement resteront autour de lui.
Pour Mei, fabuler un personnage comme Totoro, c’est matérialiser le travail plus intérieur qui doit s’opérer en elle: apprivoiser la nouvelle maison qu’elle doit maintenant habiter.
D’ailleurs, cette nouvelle maison ressemble étrangement… à Totoro
Analyse de 3 oeuvres de Johan Grimonprez, vidéaste belge / SUITE
Après KOBARWENG OR WHERE IS YOUR HELICOPTER et DIAL H-I-S-T-O-R-Y, analyse de la matrice de DOUBLE TAKE.
DOUBLE TAKE / 2009  
Johan Grimonprez                                         VOIR
 Alors que la guerre froide s’intensifie, la télévision prend peu à peu le cinéma en otage en s’immisçant dans les foyers américains. Les dirigeants des deux blocs s’efforcent désespérément de rester cohérents lors d’un débat à la télévision. Et, Hitchcock et son insaisissable double apparaissent de plus en plus obsédés par le meurtre parfait… de leur double respectif !

En echo à Double take, où l’on voit Alfred Hitchcock présenter à la presse son dernier film (à l’époque), les oiseaux,
LES OISEAUX SANS LES OISEAUX d’après LES OISEAUX / 1963 Alfred Hitchcock
Les oiseaux ont été « gommés » du film, ce qui renforce le côté inquiétant des attaques devenues invisibles. Séquence de la barque avec Melanie Daniels (Tippi Hedren) où une douleur subite la frappe, subite mais réelle > tache de sang                VOIR
Séquence du gouter des enfants où ils se mettent à courir dans tous les sens, certains se jetant sur le sol animés de mouvements (devenus) inexplicables.                VOIR

Hitchcock apparait toujours dans ses films. Décompte avant l’apparition du cinéaste, puis temps écoulé depuis son apparition. Le simple ajout du décompte modifie fortement et la temporalité du récit et son centre d’intérêt.
HITCHCOCK COUNTDOWN                                                  VOIR

Analyse comparée entre le PSYCHO 1960 d’Alfred Hitchcock et le PSYCHO 1998 de Gus Van Sant
Comparaison des génériques début où Van Sant précise l’année, là où Hitchcock laisse son film sans âge. Importance du nom de la ville: Phoenix
Séquence de la douche. Pour Hitchcock, Marion (Janet Leigh) se lave de ce qu’elle a fait. C’est une douche réparatrice. Pour Van Sant, c’est une simple douche (froide)
Comparaison des rideaux de douche. Chez Hitchcock, le rideau propose un flou, une zone de non netteté. C’est un élément purement cinématographique. Chez Van Sant, il fragmente l’espace et les personnages.
Comparaison de l’attaque. Chez Hitchcock, le noir et blanc est une volonté, notamment pour éviter que le sang ne donne un côté trop « réaliste » à l’attaque. De plus, il n’y a aucune trace des multiples coups de couteaux ! Chez Van Sant, on voit des blessures occasionnées par le couteau dans le dos de Marion (Anne Heiche) et le sang rouge s’écouler.
Quand Marion meurt, Hitchcock effectue – par le mouvement de la caméra et en gros plan sur elle – le passage d’une station debout (vivant) à une station allongée (mort). Van Sant ne fait que calquer le mouvement de l’eau s’écoulant et fait tourbillonner sa caméra.
Chez Hitchcock, Norman Bates est passionné de taxidermie, qui est quand même l’art de donner l’apparence du vivant à des animaux morts. Son espace est habité d’oiseaux empaillés. Quand il découvre le corps sans vie de Marion, il est sous le regard d’un oiseau. Chez Van Sant, l’oiseau est anecdotique et tourné de l’autre côté.

 

Atelier du 28.11.12

Suite des poursuites, et mise en abîme du cinéma
SHERLOCK JUNIOR / 1924  Buster Keaton       VOIR
Le projectionniste « copie » la fiction dans sa réalité.     VOIR
Suite à une première analyse de la matrice du film Drive (année scolaire passée), poursuite avec certaines des influences en jeu dans ce film.
DRIVE / 2011  Nicolas Winding Refn              VOIR court extrait
Film pluri-référentiel, dont 2 références importantes se dégagent
THE DRIVER / 1978  Walter Hill                  VOIR
À la sortie d’un casino, une jeune femme est témoin d’un braquage effectué par deux gangsters qui parviennent à échapper à la police grâce à l’habileté du chauffeur de la voiture.
Caractère du « Driver » proche dans « The driver » et « Drive ». Calme, non émotif, professionnel, visage dégageant une certaine juvénilité
THIEF / 1981  Michael Mann                                 VOIR
À Chicago, Frank, bandit de haut vol, pactise avec un caïd sans foi ni loi, dans l’espoir de réaliser son rêve, fonder une famille.
Comparaison de la typo et de la couleur utilisée dans les 2 titres
Eléments de comparaison entre Drive et Thief, à travers – la radio captant la fréquence de la police, – la voiture ou – les passagers conduit par « le driver »
 Le scorpion sur le blouson du personnage interprété par Ryan Gosling est emprunté au film de Kenneth Anger SCORPIO RISING / 1963      VOIR

Suite à la discussion autour de « Elephant » et de son auteur, Alan Clarke >
MADE IN BRITAIN / 1982   Alan Clarke              VOIR
Trevor, un jeune skinhead de 16 ans empli de haine, est condamné à un placement de 6 semaines dans un centre social pour vol, violence raciale et dégradations d’habitations.
Il est alors suivi par Harry Parker, qui va tout faire pour le faire changer de voie. Mais Trevor tient à sa liberté…
Analyse de 3 oeuvres de Johan Grimonprez, vidéaste belge.
KOBARWENG OR WHERE IS YOUR HELICOPTER / 1992 Johan Grimonprez                                                                         VOIR
Cette vidéo se fonde sur son expérience à Pepera, village de Nouvelle Guinée, où on lui on demanda, à son arrivée « Où est ton hélicoptère ? ».
La matière filmée (archives du début des années 60 et reportages de terrain) est confrontée à des extraits d’histoires de la population locale, mais également à des fragments de textes provenant des premiers anthropologues venus les visiter et dont ils ont gardé le souvenir. Les rôles de l’observateur et de l’observé s’échangent, les anthropologues devenant, à leur tour, objet exotique d’analyse.

DIAL H-I-S-T-O-R-Y / 1997 Johan Grimonprez         aperceVOIR
Cette vidéo de « found footage » est constituée d’extraits de reportages télévisuels (inédits pour certains), de documents d’amateurs explorant et questionnant l’imagerie de notre culture de la catastrophe, mais également d’éléments de la « sous culture » (fast-food, statistiques sur les animaux domestiques, disco), et des propres images de Grimonprez.
Grimonprez emprunte également à l’écrivain Don DeLillo certaines phrases clé d’un de ses romans  comme« ce que les terroristes gagnent, les romanciers le perdent » ou encore « la maison (en tant qu’elle est un symbole sécurisant) est une idée fausse ».
 Fin du cours consacré à 3 Flashs
Suite des vidéos de Johan Grimonprez le 5.12.12

Atelier du 21.11.12

L’atelier de la semaine passée, consacré aux travaux des étudiants, s’était arrêté sur un projet questionnant l’idée de Maison vivante / Maison signifiante.
En écho, à ce projet, le traitement de la maison dans les films de Tati et de Keaton…
MON ONCLE / 1958 Jacques Tati
Personnification de la maison du garçon et de ses parents qui devient un personnage. VOIR la séquence de nuit
Opposition entre la maison du garçon et ses parents, et la maison de Hulot.
VOIR la maison de Hulot
Analyse de la matrice. Passage du générique > Titre (village/ taille humaine) > Villa (Ville/déshumanisée)

 PLAYTIME / 1967 Jacques Tati
Analyse de la séquence des appartements / Télévision / Murs « transparents » VOIR

Structure générale du film / Passage du carré / Angle droit (début du film)  > Spirale / Cercle  (fin du film)
Autour du film / Tati ruiné Document retraçant l’aventure de Playtime

Mon Oncle (3ème film de Tati) remporte le prix spécial du Jury à Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger. Lorsque Tati se rend à Hollywood, pour y recevoir son Oscar, il demande à rencontrer Buster Keaton, qui déclarera plus tard : « Tati a commencé là où nous avions terminé. »
Rencontre entre Jacques Tati, Buster Keaton et Harold Loyd à Hollywood.
Dans le cadre d’un exercice de REMAKE, Michel Cauléa s’inspire de ces 2 réalisateurs et réalise « Méfiez-vous des corbeaux ».
MEFIEZ-VOUS DES CORBEAUX 1988 Michel Cauléa
Pour ce  court métrage, il s’inspire – notamment – de « Mon oncle » et de « Playtime » de Tati, ainsi que de « The high sign » de Keaton.

The High sign / 1921 Buster Keaton
La maison devient maquette, maison de poupée exploitant toutes les combinatoires VOIR

La maison démontable / 1920  Buster Keaton        VOIR
Incroyable intervention du cameraman / réalisateur qui masque l’objectif, permettant à la femme de ramasser son savon sans être vue… par le spectateur.
 STEAMBOAT BILL, JR / 1928  Buster Keaton
Jeux avec les portes, fenêtres et morceaux de mur, ville décor qui se replie comme un pop-up       VOIR
Tous ces « slapsticks » (courts films burlesques où la violence ne laisse pas de trace) enchaînent – le plus souvent – d’infernales poursuites. qui ont facilité, dans l’histoire du montage, les raccords de mouvement, d’entrée et de sortie de champs.
Un exemple (parmi d’autres) chez Keaton
COPS / 1922  Buster Keaton         VOIR
La poursuite de Cops, avec des policiers, a été réutilisée dans le long métrage « Seven chances / Fiancées en folie » où les policiers ont été remplacés par des… fiancées

FIANCE EN FOLIE / 1925  Buster Keaton      VOIR la fin de la poursuite
Image par image / Document qui analyse la célèbre poursuite

Ce type de poursuite, et particulièrement  »Seven chances / Fiancées en folie » ont inspiré Shigeru Miyamoto le créateur de Donkey Kong dans lequel intervient un gorille (inspiré de King Kong) et un charpentier, Mario. Le métier attribué au héros se justifie par l’environnement du jeu : des immeubles en construction. L’idée du kidnapping d’une jeune fille par le gorille lui vient de « La belle et la bête », film de Jean Cocteau qu’il adore.
DONKEY KONG / 1981 Shigeru Miyamoto
Shigeru Miyamoto est considéré comme une des plus grandes figures du jeu vidéo, parfois surnommé le « Spielberg des jeux vidéo »
Comparaison entre les tribulations du personnage de  »Seven chances » et de Mario  VOIR
Autre jeu vidéo de « poursuite « DOOM
Doom, signifiant littéralement destin funeste ou damnation, est un jeu vidéo de tir subjectif, et tenu pour l’un des titres majeurs à avoir lancé ce type de jeu vidéo. Il est reconnu comme le pionnier des logiciels à graphismes en trois dimensions immersifs, du jeu multijoueur en réseau, et d’avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus.
DOOM / 1993 John Carmack, John Romero et Adrian Carmack
Le jeu est inspiré de plusieurs films cultes, parmi eux : « Alien » (1979) de Ridley Scott, « Alien le retour » (1986) et « Terminator » (1984 & 1991) de James Cameron ou encore « Evill dead II » de Sam Raimi (1987).
Il a inspiré le « Elephant » de Gus Van sant, lui même inspiré de « Elephant » d’Alan Clarke.
ELEPHANT / 1988 Alan Clarke           VOIR
ELEPHANT / 2003  Gus Van Sant 
Elephant contient d’ailleurs une scène de jeu vidéo
Autre déambulation dans des espaces, l’interminable trajet d’une des employées du Musée du Louvre parcourant salles, couloirs, caves dans un film de Nicolas Philibert. Ses chaussures, comme dans un film de Tati, font « sonner » l’espace.
LA VILLE LOUVRE / 1990 Nicolas Philibert
Analyse de la séquence « des ouvriers et des commissaires », où la vitre blindée qui les sépare matérialise la distance de leurs classes sociales respectives, et la difficulté d’un dialogue.

Atelier du 07.11.12

Autour du FLASH 3, l’étudiant qui a notamment montrés des films utilisant le ralenti à des fins narratives, quelques autres exemples :
FRANCE TOUR-DETOUR 2 ENFANTS – MOUVEMENT ZERO 1977 Jean-Luc Godard
Utilisation du ralenti pour re-garder la vie de 2 enfants là où, même leurs parents, ne les regardent pas.
CINEMA CINEMA Autour de J-LG au travail / 1987  Jean-Luc Godard
Comparaison de l’utilisation du ralenti chez Stanley Kubrick dans son film « Full métal jacket » de 1987 et chez Santiago Alvarez dans son film « 79 veranos / 79 printemps » de 1969.
VOIR http://www.youtube.com/watch?v=tZ4zbuiXrFo   (copie très sombre)

KOYAANISQATSI / 1983 Godfrey Reggio / Musique de Philippe Glass
Utilisation « clipesques » de ralentis, accélérés….
VOIR  http://www.youtube.com/watch?v=CGG6aM0cMew

BONNIE & CLYDE / 1967  Arthur Penn
Utilisation du ralenti dans la séquence de l’exécution comme dilatation du temps
VOIR http://www.youtube.com/watch?v=NrmUpso_xT8

GEORGES DEMENY ET LES ORIGINES SPORTIVES DU CINEMA / 1995
Utilisation du ralenti dans les premiers films « sportifs »
Georges Demeny a été un grand oublié des inventeurs des débuts du cinéma. Passionné de sport, il était l’assistant d’Etienne-Jules Marey. Plus tard, Demeny devient professeur à l’Ecole de Joinville où il reprend l’étude du sport à l’aide de la chronophotographie et du cinéma à grande vitesse permettant le ralenti.

Suite de l’aventure spatiale entamée la semaine passée….
Analyse d’un « document exceptionnel » diffusé par ARTE, en prime time… Comment créer du vrai avec du faux.
ROSWELL, LA PREUVE / 1997  Jean-Teddy Filippe
… ou la genèse du fameux évènement de Khos Alas qui allait devenir l’affaire de Roswell.
VOIR le document

Jean-Teddy Filippe est aussi l’auteur des « Documents interdits ». 12 documents « exceptionnels »-ment faux  VOIR le 1/12

LA PLANETE INTERDITE / 1956  Fred M. Wilcox
Pour ceux qui veulent voir le film au cinéma
http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=400466500

DOUBLING FORBIDDEN PLANET / 2003 Les Leveque
Intervention accentuant la double dimension technologique et hallucinatoire du film « Forbidden planet / La planète interdite » de Fred M. Wilcox (1956)

FILMS de LES LEVEQUE / 2000 > 2003
Les Leveque est un artiste new-yorkais. Au cours des dix dernières années, il a réalisé un grand nombre de vidéos et d’installations vidéos explorant tous les aspects des implications culturelles de l’innovation technologique. Dans ses dernières vidéos courtes et installations vidéos, il a détourné des films hollywoodiens en univers psychédéliques visuels
RED GREEN BLUE GONE WITH THE WIND / 2001 Les Leveque
Déconstruction « phosphorescente » du classique en technicolor de David O. Selznick « Autant en emporte le vent » (1939). Une image rouge succède à une verte, qui succède à une bleue, et ainsi de suite… dans une version accélérée du film.
STUTTER THE SEARCHERS / 2001 Les Leveque
Remontage «ondulé» du Western classique « The Searchers / La prisonnière du désert » de John Ford (1956). Une image décadrée vers le haut, une vers le bas, la troisième au cadre correct, et ainsi de suite… dans un remontage sans parole, mais avec musique.

BACKWARDS BIRTH OF A NATION / 2000 Les Leveque
Remontage alternant des photogrammes positifs et négatifs et très accéléré des 187 minutes de « Naissance d’une Nation » de David W. Griffith (1915).

LA NOSTALGIE DE LA LUMIERE / 2010 Patricio Guzmán
Trois niveaux s’enchevêtrent dans ce film : des considérations sur la recherche astronomique, une archéologue des fondations indiennes et une mémoire de la dictature, à travers un lieu qui rassemble ces 3 couches sensibles : le désert d’Atacama, au Chili.
LIRE   et   ORIGINE du film   et   ECOUTER le réalisateur

 

Atelier du 31.10.12

En écho au film Dimanche d’Edmond Bernhard, Dimanche de Emmanuel Finkiel (2000).
Micky vient rendre visite à son ex-femme/ex-petite amie et à son fils pour le déjeuner dominical. Elle tente de le convaincre de rester pour la nuit.
Focus sur la main de la personne âgée, caressant la jeune femme/fille qui dort.
Suite de l’analyse de LA SEINE A RENCONTRE PARIS de Joris IVENS.      VOIR le film
Analyse de la séquence de la pluie,
et mise en rapport avec son court métrage LA PLUIE / 1929.    VOIR le film
Comparaison de séquences de « La seine… » et de « Aubervilliers » (Eli Lotar – 1946) et différences des approches des personnes filmées.

Détour dangereux par la route, pour revenir au calme de la Seine…

Après la focalisation sur les commentaires de ces 2 films (tous 2 avec des textes de Jacques Prévert) > Film détourné par le commentaire du régime nazi / LES RAISINS DE LA COLERE / 1940 – John Ford, dans l’émission Télé PROPAGANDA
Célèbre démonstration de l’importance du commentaire et de l’accompagnement musical à travers 3 versions avec la même bande image > Extrait de LETTRE DE SIBERIE / 1958 – Chris Marker                                                                   VOIR l’extrait

FLASH 3 / Patrick Fievez FLASH 4 / Michel Nyarwaya

Suite au FLASH 3 > Réaction aux films stéréotypés, aux clichés narratifs avec la Pub pour les jeans Diesel. L’archétype du Western et des personnages clichés   VOIR la pub

MONTAGE & COMMENTAIRE / Le Montage et le commentaire qui permettent le faux, ou comment William Karel reprend point par point les « preuves (?) du canular » avancées par certains, pour mettre en doute l’alunissage d’Apollo 11 ( « fausses preuves » démontées par d’autres) à travers un film d’enquête où interviennent d’importantes personnalités.
« Un documentaire d’intrigue, subtil mélange de faits réels, de fiction et d’hypothèses autour d’un événement qui marqua le XXe siècle : la course à la Lune. Ce film jette le trouble et nous rappelle le pouvoir des images et leur possible manipulation. »

OPERATION LUNE / 2002 William Karel.   VOIR le film
Pour arriver sur la lune… en musique, le morceau I Know You Got Soul / 1987 de Eric B And Rakim ( ECOUTER ) qui sera samplé dans Pump up the volume / 1987 de M.A.R.R.S. (VOIR ) dont le clip réutilise des images de la conqête spatiale.
En décallage   APOLLO VISION / 1970, film expérimental en 16mm relevant le matraquage politique, idéologique et publicitaire de l’aventure spatiale à travers typographies et écrans de télévision refilmés.

Extrait de l’Alunissage « en direct », et de la conversation avec Nixon ou le jour où l’Amérique devient le monde entier…

Atelier du 24.10.12

Suite à la vision de la vidéo d’ Alicia Lefevre, 2 travaux travaillant également sur la détérioration de l’image (détail, définition, pixellisation, …)
> GENERIQUE / 2011 Aurelien Doyen
Travail de saturation, solarisation, pixellisation, ralentissement de l’image et du son de génériques de Majors américaines de cinéma.
 > THIS IS A TELEVISION RECEIVER / 1976 David Hall
Exemple parfait de la déconstruction dans le domaine audio-visuel. DETAILS
 ARBEITER VERLASSEN DIE FABRIK ( Sortie des usines) / 1995  Harun FAROCKI
« Ce que je tente de souligner dans le film Sortie des usines, c’est cette règle qui consiste à dire que la vie commence quand le travail finit, et qui correspond à peu près à l’apparition du cinématographe. Dans Clash by night [1951] de Lang, Marilyn Monroe, en quittant l’usine, n’est plus une ouvrière, elle devient une personne. C’est aussi le cas de Chaplin. Ils doivent toujours être montrés devant l’usine. Ils sont donc définis par l’usine, mais toujours en arrière-fond. La vraie vie commence alors, et la vraie vie c’est la vie du divertissement, des produits commerciaux, du spectacle. C’est un peu le terrain de jeu du film. » H. Farocki  DETAILS

FLASH 1 / Elliot Dadat FLASH 2 / Théophile Debache

Dimanche / 1963  Edmond Bernhard
« Le vide est la sensation d’un manque installé. A la place de la torpeur, quelque chose était là, aurait dû venir, rester ; là, il n’y a donc rien sinon, sans mesure, l’absence. Profondeur égale surface : dimanche, jour où tout manque, y compris l’attente… » DETAILS

AUBERVILLIERS / 1946  Eli  Lotar
A la sortie de la guerre, en 1946, le photographe Eli Lotar tournait son premier documentaire, Aubervilliers : « Un film réalisé dans la banlieue parisienne au cours de l’été 1945 dans le but d’attirer l’attention sur les conditions d’existence des habitants des îlots insalubres des grandes villes. » Textes de Jacques Prévert.
 LA SEINE A RENCONTRE PARIS / 1957  Joris IVENS
Le premier film de Joris Ivens depuis son retour d’Europe de l’Est est un film-poème sur Paris et la vie parisienne aux bords de la Seine. Le film suit le cours du fleuve le long de la ville, dressant un portrait de celle-ci et de ses habitants. Poèmes de Jacques Prévert.