Atelier du 28.11.12

Suite des poursuites, et mise en abîme du cinéma
SHERLOCK JUNIOR / 1924  Buster Keaton       VOIR
Le projectionniste « copie » la fiction dans sa réalité.     VOIR
Suite à une première analyse de la matrice du film Drive (année scolaire passée), poursuite avec certaines des influences en jeu dans ce film.
DRIVE / 2011  Nicolas Winding Refn              VOIR court extrait
Film pluri-référentiel, dont 2 références importantes se dégagent
THE DRIVER / 1978  Walter Hill                  VOIR
À la sortie d’un casino, une jeune femme est témoin d’un braquage effectué par deux gangsters qui parviennent à échapper à la police grâce à l’habileté du chauffeur de la voiture.
Caractère du « Driver » proche dans « The driver » et « Drive ». Calme, non émotif, professionnel, visage dégageant une certaine juvénilité
THIEF / 1981  Michael Mann                                 VOIR
À Chicago, Frank, bandit de haut vol, pactise avec un caïd sans foi ni loi, dans l’espoir de réaliser son rêve, fonder une famille.
Comparaison de la typo et de la couleur utilisée dans les 2 titres
Eléments de comparaison entre Drive et Thief, à travers – la radio captant la fréquence de la police, – la voiture ou – les passagers conduit par « le driver »
 Le scorpion sur le blouson du personnage interprété par Ryan Gosling est emprunté au film de Kenneth Anger SCORPIO RISING / 1963      VOIR

Suite à la discussion autour de « Elephant » et de son auteur, Alan Clarke >
MADE IN BRITAIN / 1982   Alan Clarke              VOIR
Trevor, un jeune skinhead de 16 ans empli de haine, est condamné à un placement de 6 semaines dans un centre social pour vol, violence raciale et dégradations d’habitations.
Il est alors suivi par Harry Parker, qui va tout faire pour le faire changer de voie. Mais Trevor tient à sa liberté…
Analyse de 3 oeuvres de Johan Grimonprez, vidéaste belge.
KOBARWENG OR WHERE IS YOUR HELICOPTER / 1992 Johan Grimonprez                                                                         VOIR
Cette vidéo se fonde sur son expérience à Pepera, village de Nouvelle Guinée, où on lui on demanda, à son arrivée « Où est ton hélicoptère ? ».
La matière filmée (archives du début des années 60 et reportages de terrain) est confrontée à des extraits d’histoires de la population locale, mais également à des fragments de textes provenant des premiers anthropologues venus les visiter et dont ils ont gardé le souvenir. Les rôles de l’observateur et de l’observé s’échangent, les anthropologues devenant, à leur tour, objet exotique d’analyse.

DIAL H-I-S-T-O-R-Y / 1997 Johan Grimonprez         aperceVOIR
Cette vidéo de « found footage » est constituée d’extraits de reportages télévisuels (inédits pour certains), de documents d’amateurs explorant et questionnant l’imagerie de notre culture de la catastrophe, mais également d’éléments de la « sous culture » (fast-food, statistiques sur les animaux domestiques, disco), et des propres images de Grimonprez.
Grimonprez emprunte également à l’écrivain Don DeLillo certaines phrases clé d’un de ses romans  comme« ce que les terroristes gagnent, les romanciers le perdent » ou encore « la maison (en tant qu’elle est un symbole sécurisant) est une idée fausse ».
 Fin du cours consacré à 3 Flashs
Suite des vidéos de Johan Grimonprez le 5.12.12

Atelier du 21.11.12

L’atelier de la semaine passée, consacré aux travaux des étudiants, s’était arrêté sur un projet questionnant l’idée de Maison vivante / Maison signifiante.
En écho, à ce projet, le traitement de la maison dans les films de Tati et de Keaton…
MON ONCLE / 1958 Jacques Tati
Personnification de la maison du garçon et de ses parents qui devient un personnage. VOIR la séquence de nuit
Opposition entre la maison du garçon et ses parents, et la maison de Hulot.
VOIR la maison de Hulot
Analyse de la matrice. Passage du générique > Titre (village/ taille humaine) > Villa (Ville/déshumanisée)

 PLAYTIME / 1967 Jacques Tati
Analyse de la séquence des appartements / Télévision / Murs « transparents » VOIR

Structure générale du film / Passage du carré / Angle droit (début du film)  > Spirale / Cercle  (fin du film)
Autour du film / Tati ruiné Document retraçant l’aventure de Playtime

Mon Oncle (3ème film de Tati) remporte le prix spécial du Jury à Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger. Lorsque Tati se rend à Hollywood, pour y recevoir son Oscar, il demande à rencontrer Buster Keaton, qui déclarera plus tard : « Tati a commencé là où nous avions terminé. »
Rencontre entre Jacques Tati, Buster Keaton et Harold Loyd à Hollywood.
Dans le cadre d’un exercice de REMAKE, Michel Cauléa s’inspire de ces 2 réalisateurs et réalise « Méfiez-vous des corbeaux ».
MEFIEZ-VOUS DES CORBEAUX 1988 Michel Cauléa
Pour ce  court métrage, il s’inspire – notamment – de « Mon oncle » et de « Playtime » de Tati, ainsi que de « The high sign » de Keaton.

The High sign / 1921 Buster Keaton
La maison devient maquette, maison de poupée exploitant toutes les combinatoires VOIR

La maison démontable / 1920  Buster Keaton        VOIR
Incroyable intervention du cameraman / réalisateur qui masque l’objectif, permettant à la femme de ramasser son savon sans être vue… par le spectateur.
 STEAMBOAT BILL, JR / 1928  Buster Keaton
Jeux avec les portes, fenêtres et morceaux de mur, ville décor qui se replie comme un pop-up       VOIR
Tous ces « slapsticks » (courts films burlesques où la violence ne laisse pas de trace) enchaînent – le plus souvent – d’infernales poursuites. qui ont facilité, dans l’histoire du montage, les raccords de mouvement, d’entrée et de sortie de champs.
Un exemple (parmi d’autres) chez Keaton
COPS / 1922  Buster Keaton         VOIR
La poursuite de Cops, avec des policiers, a été réutilisée dans le long métrage « Seven chances / Fiancées en folie » où les policiers ont été remplacés par des… fiancées

FIANCE EN FOLIE / 1925  Buster Keaton      VOIR la fin de la poursuite
Image par image / Document qui analyse la célèbre poursuite

Ce type de poursuite, et particulièrement  »Seven chances / Fiancées en folie » ont inspiré Shigeru Miyamoto le créateur de Donkey Kong dans lequel intervient un gorille (inspiré de King Kong) et un charpentier, Mario. Le métier attribué au héros se justifie par l’environnement du jeu : des immeubles en construction. L’idée du kidnapping d’une jeune fille par le gorille lui vient de « La belle et la bête », film de Jean Cocteau qu’il adore.
DONKEY KONG / 1981 Shigeru Miyamoto
Shigeru Miyamoto est considéré comme une des plus grandes figures du jeu vidéo, parfois surnommé le « Spielberg des jeux vidéo »
Comparaison entre les tribulations du personnage de  »Seven chances » et de Mario  VOIR
Autre jeu vidéo de « poursuite « DOOM
Doom, signifiant littéralement destin funeste ou damnation, est un jeu vidéo de tir subjectif, et tenu pour l’un des titres majeurs à avoir lancé ce type de jeu vidéo. Il est reconnu comme le pionnier des logiciels à graphismes en trois dimensions immersifs, du jeu multijoueur en réseau, et d’avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus.
DOOM / 1993 John Carmack, John Romero et Adrian Carmack
Le jeu est inspiré de plusieurs films cultes, parmi eux : « Alien » (1979) de Ridley Scott, « Alien le retour » (1986) et « Terminator » (1984 & 1991) de James Cameron ou encore « Evill dead II » de Sam Raimi (1987).
Il a inspiré le « Elephant » de Gus Van sant, lui même inspiré de « Elephant » d’Alan Clarke.
ELEPHANT / 1988 Alan Clarke           VOIR
ELEPHANT / 2003  Gus Van Sant 
Elephant contient d’ailleurs une scène de jeu vidéo
Autre déambulation dans des espaces, l’interminable trajet d’une des employées du Musée du Louvre parcourant salles, couloirs, caves dans un film de Nicolas Philibert. Ses chaussures, comme dans un film de Tati, font « sonner » l’espace.
LA VILLE LOUVRE / 1990 Nicolas Philibert
Analyse de la séquence « des ouvriers et des commissaires », où la vitre blindée qui les sépare matérialise la distance de leurs classes sociales respectives, et la difficulté d’un dialogue.

Atelier du 07.11.12

Autour du FLASH 3, l’étudiant qui a notamment montrés des films utilisant le ralenti à des fins narratives, quelques autres exemples :
FRANCE TOUR-DETOUR 2 ENFANTS – MOUVEMENT ZERO 1977 Jean-Luc Godard
Utilisation du ralenti pour re-garder la vie de 2 enfants là où, même leurs parents, ne les regardent pas.
CINEMA CINEMA Autour de J-LG au travail / 1987  Jean-Luc Godard
Comparaison de l’utilisation du ralenti chez Stanley Kubrick dans son film « Full métal jacket » de 1987 et chez Santiago Alvarez dans son film « 79 veranos / 79 printemps » de 1969.
VOIR http://www.youtube.com/watch?v=tZ4zbuiXrFo   (copie très sombre)

KOYAANISQATSI / 1983 Godfrey Reggio / Musique de Philippe Glass
Utilisation « clipesques » de ralentis, accélérés….
VOIR  http://www.youtube.com/watch?v=CGG6aM0cMew

BONNIE & CLYDE / 1967  Arthur Penn
Utilisation du ralenti dans la séquence de l’exécution comme dilatation du temps
VOIR http://www.youtube.com/watch?v=NrmUpso_xT8

GEORGES DEMENY ET LES ORIGINES SPORTIVES DU CINEMA / 1995
Utilisation du ralenti dans les premiers films « sportifs »
Georges Demeny a été un grand oublié des inventeurs des débuts du cinéma. Passionné de sport, il était l’assistant d’Etienne-Jules Marey. Plus tard, Demeny devient professeur à l’Ecole de Joinville où il reprend l’étude du sport à l’aide de la chronophotographie et du cinéma à grande vitesse permettant le ralenti.

Suite de l’aventure spatiale entamée la semaine passée….
Analyse d’un « document exceptionnel » diffusé par ARTE, en prime time… Comment créer du vrai avec du faux.
ROSWELL, LA PREUVE / 1997  Jean-Teddy Filippe
… ou la genèse du fameux évènement de Khos Alas qui allait devenir l’affaire de Roswell.
VOIR le document

Jean-Teddy Filippe est aussi l’auteur des « Documents interdits ». 12 documents « exceptionnels »-ment faux  VOIR le 1/12

LA PLANETE INTERDITE / 1956  Fred M. Wilcox
Pour ceux qui veulent voir le film au cinéma
http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=400466500

DOUBLING FORBIDDEN PLANET / 2003 Les Leveque
Intervention accentuant la double dimension technologique et hallucinatoire du film « Forbidden planet / La planète interdite » de Fred M. Wilcox (1956)

FILMS de LES LEVEQUE / 2000 > 2003
Les Leveque est un artiste new-yorkais. Au cours des dix dernières années, il a réalisé un grand nombre de vidéos et d’installations vidéos explorant tous les aspects des implications culturelles de l’innovation technologique. Dans ses dernières vidéos courtes et installations vidéos, il a détourné des films hollywoodiens en univers psychédéliques visuels
RED GREEN BLUE GONE WITH THE WIND / 2001 Les Leveque
Déconstruction « phosphorescente » du classique en technicolor de David O. Selznick « Autant en emporte le vent » (1939). Une image rouge succède à une verte, qui succède à une bleue, et ainsi de suite… dans une version accélérée du film.
STUTTER THE SEARCHERS / 2001 Les Leveque
Remontage «ondulé» du Western classique « The Searchers / La prisonnière du désert » de John Ford (1956). Une image décadrée vers le haut, une vers le bas, la troisième au cadre correct, et ainsi de suite… dans un remontage sans parole, mais avec musique.

BACKWARDS BIRTH OF A NATION / 2000 Les Leveque
Remontage alternant des photogrammes positifs et négatifs et très accéléré des 187 minutes de « Naissance d’une Nation » de David W. Griffith (1915).

LA NOSTALGIE DE LA LUMIERE / 2010 Patricio Guzmán
Trois niveaux s’enchevêtrent dans ce film : des considérations sur la recherche astronomique, une archéologue des fondations indiennes et une mémoire de la dictature, à travers un lieu qui rassemble ces 3 couches sensibles : le désert d’Atacama, au Chili.
LIRE   et   ORIGINE du film   et   ECOUTER le réalisateur

 

Flash 3 du 7.11.12

Présentation de Epic Tea Time with Alan Rickman, par David Michalek, dans le cadre de son projet Portraits in Dramatic Time.

Présentation de Insoutenable, un clip pour la sécurité routière.

Présentation de Quentin Dupieux à travers un de ses films, Rubber.

 Présentation de Wrong Cops, le prochain film de Quentin Dupieux.