Atelier du 30.10.13

Pour introduire le cours, et l’importance d’être « conscient » du dispositif dans lequel on se trouve en temps que créateur, réalisateur, auteur – à savoir le besoin de garder une distance nécessaire, une prise de conscience de l’importance de travailler une construction pour…

Twilight Zone / La quatrième dimension Un monde différent  1960  Ted Post

Histoire: Arthur Curtis, heureux en ménage et homme d’affaires à la vie rangée, dicte des consignes à sa secrétaire. Il entend soudain une voix dire « coupez ! ». Et ne comprend pas pourquoi tout le monde l’appelle Gérald Duncan ni pourquoi sa fille a disparu ; de même, sa femme qui a été remplacée par une mégère aigrie, veut divorcer de lui alors qu’il ne l’a jamais vue. Soit il est passé à travers une faille temporelle ou dans un univers parallèle, soit il devient fou ! Il va tout faire pour tenter de retrouver sa vraie vie, celle d’Arthur Curtis…

La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) est une série télévisée américaine de science-fiction, en 138 épisodes de 25 minutes et 18 épisodes de 50 minutes, créée par Rod Serling et diffusée entre le 2 octobre 1959 et le 19 juin 1964.
Cette série est une anthologie d’histoires fantastiques, étranges, énigmatiques dont le but était, comme le disait son créateur Rod Serling, « de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires ». Chaque épisode est indépendant et la série ne compte aucun personnage récurrent.
The Twilight Zone, la « Zone Crépusculaire » recouvre un concept plus vaste que le temps lui-même. L’expression est utilisée par l’U.S. Air Force pour désigner l’instant précis où un avion est incapable de voir la ligne d’horizon alors qu’il est en phase d’atterrissage.
Plusieurs acteurs déjà connus dans le cinéma américain ont participé à la série, dont Lee Marvin (pour deux récits), Buster Keaton, Mickey Rooney, … et de nombreux acteurs apparus dans cette série devinrent par la suite des vedettes du petit ou du grand écran: Patrick Macnee, Peter Falk, Telly Savalas, Charles Bronson, Ron Howard, Lee Van Cleef, Elizabeth Montgomery, Robert Redford et Dennis Hopper.
À l’origine, Orson Welles devait présenter et conclure chaque histoire. Mais sa participation aurait coûté beaucoup trop cher.
La série The twilight zone est diffusée entre le 2 octobre 1959 et le 19 juin 1964 sur le réseau CBS. Elle occupe en fait le créneau horaire initialement occupé par la série Alfred Hitchcock présente (Alfred Hitchcock Presents) entre 1955 et 1960.
« Alfred Hitchcock présente » sera diffusée sur le réseau concurrent (NBC) entre septembre 1960 et le 26 juin 1962.
« Alfred Hitchcock présente » Un incident de parcours / One More Mile to Go 1957  Alfred Hitchcock      VOIR

Histoire: La voiture d’un homme lui joue des tours depuis qu’il a tué sa femme.
Cette série télévisée américaine en 268 épisodes de 26 minutes, en noir et blanc, a été créée par Alfred Hitchcock.
Immortalisée par sa silhouette apparaissant sur l’écran au son de la Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod, cette série est en fait une anthologie de petites histoires noires, à la chute souvent inattendue.
Au début de chaque épisode et avant d’en faire la présentation, toujours teintée d’humour noir, Alfred Hitchcock saluait les téléspectateurs d’un sévère « Bonsoir ». Il revenait en épilogue pour exposer sa morale de l’histoire.
De nombreux réalisateurs ont participé à cette série, notamment Robert Altman, Sydney Pollack, Robert Stevenson, Ida Lupino, Don Taylor, Arthur Hiller… et Alfred Hitchcock qui en réalisa lui-même dix-huit.
 Suite du Second moment autour de Chris Marker

Lettre de Sibérie  1957  Chris Marker
« Nous nous sommes donc embarqués – Pierrard, Gatti, Vierny et moi – fin août 1957 dans une aventure dont ce film et le livre de Gatti Sibérie-moins-zéro-plus l’infini (Éditions du Seuil, vous connaissez ?) donnent au moins le calque. La médaille de découvreurs, ou presque, de la Yakoutie, avait pour revers une certaine impréparation des cadres locaux au travail que nous leur demandions. De plus, nous ne jouions pas le jeu du documentaire soviétique- d’avant-levingtième- congrès dont la règle était : toute image doit être, comme la femme de Staline, insoupçonnable. » Chris Marker, Commentaires, Éd. du Seuil, 1961 Les lettres du titre, Lettre de Sibérie, s’inscrivent sur l’écran au son et au rythme d’une machine à écrire, puis, off, sur les images de la steppe proche du lac Baïkal, se fait entendre le commentaire dit par Georges Rouquier : « Je vous écris d’un pays lointain. On l’appelle la Sibérie. A la plupart d’entre nous, il n’évoque rien d’autre qu’une Guyane gelée, et pour le général tsariste Andréiévitch, c’était « le plus grand terrain vague du monde ». Il y a heureusement plus de choses sur la terre et sous le ciel, fussent-ils sibériens, que n’en ont rêvées tous les généraux ».
LIRE l’article
Dans une des séquences, Chris Marker a assorti trois vues de Iakoutsk de trois commentaires et fonds sonores différents. Le but était de donner trois visions d’une même réalité. Il y avait le document de propagande prosoviétique (1), son pendant anti-communiste (2) et enfin, celui qui visait à l’objectivité (3) -évidemment le moins convaincant. Marker notait d’ailleurs lui-même : « Mais l’objectivité non plus n’est pas juste. Elle ne déforme pas la réalité sibérienne, mais elle l’arrête, le temps d’un jugement, et par là elle la déforme quand même. Ce qui compte c’est l’élan et la diversité ».

1- Iakoutsk, capitale de la République socialiste soviétique de Yakoutie, est une ville moderne, où les confortables autobus mis à la disposition de la population croisent sans cesse les puissantes Zym, triomphe de l’automobile soviétique. Dans la joyeuse émulation du travail socialiste, les heureux ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un pittoresque représentant des contrées boréales, s’appliquent à faire de la Yakoutie un pays où il fait bon vivre ! 2- Iakoutsk, à la sinistre réputation, est une ville sombre, où tandis que la population s’entasse péniblement dans des autobus rouge sang, les puissants du régime affichent insolemment le luxe de leurs Zym, d’ailleurs coûteuses et inconfortables. Dans la posture des esclaves, les malheureux ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un inquiétant asiate, s’appliquent à un travail bien symbolique : le nivellement par le bas ! 3- A Iakoutsk, où les maisons modernes gagnent petit à petit sur les vieux quartiers sombres, un autobus moins bondé que ceux de Paris aux heures d’affluence, croise une Zim, excellente voiture que sa rareté réserve aux services publics. Avec courage et ténacité, et dans des conditions très dures, les ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un Yakoute affligé de strabisme, s’appliquent à embellir leur ville, qui en a bien besoin.                                                                                         VOIR cette séquence

Le ton très particulier de lettre de Sibérie a fait penser, à plusieurs critiques, à une série d’animation qui est passée à la télévision française, et qui a divisé la France en 2: ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre… Les Chadoks
Les Chadoks  1968  Jacques Rouxel                                   VOIR les 2 premiers épisodes

Les Shadoks est une série télévisée d’animation française en 208 épisodes de deux à trois minutes, créée par Jacques Rouxel, produite par la société aaa (animation art-graphique audiovisuel). La série a été diffusée entre le 29 avril 1968 et 1973 (trois premières saisons) et à partir de janvier 2000 (quatrième saison) sur Canal+.
La série relate les différentes histoires et mésaventures des Shadoks, des êtres anthropomorphes aux apparences d’oiseaux (à ce jour, toujours non-identifiés) rondouillards possédant de longues pattes et de petites ailes ridicules.
Les Shadoks ont pour ennemis principaux — ou plutôt comme rivaux — les Gibis qui leur sont intellectuellement supérieurs. Cependant, et par pitié, ceux-ci aident les Shadoks car ils ne représentent pas une réelle menace. Les Gibis sont coiffés d’un chapeau melon qui leur permet de réfléchir aux problèmes en horde, de communiquer et de se moquer des inventions des Shadoks.

 

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