Atelier du 10.10.13

Suite du cours sur Avi Mograbi
Z32    2008   Avi Mograbi
Z32 est le nom de code d’un soldat israélien qui, au cours d’une opération de représailles dans les territoires occupés, assassine un policier palestinien. Deux ans plus tard, il rencontre Avi Mograbi et accepte de raconter son histoire devant la caméra, à condition que son identité reste cachée.
Afin de donner au mal la forme humaine d’une transformation, le cinéaste met au point un masque numérique évolutif, qui renoue avec les origines de la figure à travers plusieurs pratiques et traditions anciennes, masque mortuaire et portrait votif.
Au problème politique soulevé par Mograbi – comment faire face aux crimes de guerre ? – le film instaure alors une dialectique entre le vu et le non-vu qui oppose à la mémoire brûlante du soldat la mémoire visuelle de l’histoire de l’art que l’innovation technologique fait affleurer à la surface, opacifiée, du visage.
A VOIR
Avi Mograbi parle de Z32  Partie 1 & Partie 2
A LIRE
Analyse par Raphaëlle Pireyre
Critique par Natalie Levisalles
et autour de la question du visage / masque :
Avi Mograbi et la question du visage…, par Olivier Beuvelet
Images défuntes (autour du masque, du portrait, de l’image votive) par Emmanuelle André

Echo à la notion de visage / masque
Les yeux sans visage  1960  Georges Franju
Massacre à la tronçonneuse  1974   Tobe Hooper
Volte face / Face off  1997  John Woo

Présentation de Carlos Reygadas
PostTenebraLux   2012  Carlos Reygadas                                           VOIR un extrait
 Au milieu d’une nature exubérante, la maison de Juan, Natalia et leurs enfants est parfaitement intégrée au paysage et aménagée avec soin. Ce couple bourgeois vit à quelques kilomètres d’un village de paysans avec lesquels ils essaient de tisser des liens amicaux. Mais, en partant pour un week-end, ils oublient une poussette et Juan revient seul la chercher, laissant sa famille dans un bar. Un de ses employés, Le Sept, et un autre cambrioleur local, dérangés par son arrivée, le blessent d’un coup de fusil. Alors, voilés par l’approche de la mort, lui apparaissent ses souvenirs mêlés à des visions de ses enfants dans le futur et à des phantasmes de son imagination.
 Séquence de l’assassinat de Juan (moment de basculement du film ?) mise en rapport avec
Le Point de non-retour / Point Blank  1967  John Boorman
 La structure narrative éclatée de « Point de non retour » est explicable par le fait que Walker (Lee Marvin) meurt au début du film, et que le film que l’on voit n’est que la dérive inconsciente du personnage qui se meurt. Le film de sa vie, mais avec des incohérences, des raccourcis, … comme dans un rêve.
PostTenebrasLux pourrait proposer une structure (déstructuration narrative) semblable, avec comme particularité que le personnage de Juan (Adolfo Jiménez Castro) reverrait non seulement des scènes du passé, mais projetterait également des scènes dans un futur dont il sera absent.
A LIRE
Article de Nicole Vercueil

Japon  2002  Carlos Reygadas                                                            VOIR un extrait
Extraits + scène coupée de l’accident

Batalla en el cielo / Battle in heaven  2005  Carlos Reygadas
Extraits et commentaires

Lumiere silencieuse / Stellet licht   2007   Carlos Reygadas         VOIR un extrait
 Extraits et commentaires