Rencontres d’Arles, bof?

Les critiques ne sont guère flatteuses sur Arles cette année, l’école française semble avoir du mal à exister face à celle de Yale, Düsseldorf ou Helsinski.

L’auteur de l’article en lien, Mathieu Pernot, donne ceci pour explication (à mediter?) :

-On réalise aussi très vite que l’« école française » promise par le titre n’existe pas. Contrairement à l’école de Düsseldorf, et son approche objective froide, ou à celle de Yale, tournée vers la fictionnalisation du réel, Arles ne défend aucun style identifiable. Ces Rencontres ont sans doute le mérite involontaire d’en faire comprendre la raison. Si les Français peinent à rivaliser avec la pléthore d’Allemands et d’Américains dominant le marché de l’art contemporain (Gursky, Struth, Crewdson, Philip-Lorca diCorcia…), c’est qu’ils ne sont pas formés à faire des images, mais à les penser. A exposer leurs états d’âme, à se livrer à de la rhéto­rique illustrée. On résumerait ainsi ce que l’on voit et lit dans les textes de présentation de beaucoup d’expositions : « Pourquoi faire une image ? Pourquoi une image plutôt que rien ? Qu’est-ce qu’une image ? Et comment faire une image dans ce monde plein d’images ?… »-

viaRencontres d’Arles – Arts & Scènes – Télérama.fr.

04. août 2012 par Alain
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