C’est quoi la photo?

Un article précédent proposait un historique technique de la photographie, pour autant hier comme aujourd’hui, certains se posent encore la question de « qu’est-ce que la photographie? ».

Elle est aussi partie du travail d’artistes, de photographes.
Au temps de l’argentique, si l’on peu dire, Ugo Mulas va déjà « interroger » le médium et les procédés qui le constituent dans ses Vérifications

 

Hommage à Niepce Ugo Mulas

Hommage à Niepce Ugo Mulas

I could also say that this homage to Niepce represents 36 opportunities lost, or rather, 36 opportunities refused, in an age where, as Robert Frank writes talking about photojournalism, the air has been tainted by the smell of photography.

Ugo Mulas (extrait du site en lien)

John Hilliard s’attaque également au sujet

Camera Recording its Own Condition (7 Apertures, 10 Speeds, 2 Mirrors) 1971 John Hilliard

 

Utilisant les mécanismes du médium photographique, il joue sur le «  potentiel de manipulation à l’intérieur des limites de l’outil photographique lui-même  » (Appareil photographique rappelant sa propre condition, 1971). Sont alors mis à contribution la sensibilité de la pellicule (Douze Représentations du blanc, 1972), les jeux entre ensemble et détail, net et flou, proche et lointain (She Seemed to Stare…, 1977, Dijon, F. R. A. C. Bourgogne), les variations de cadrage (Cause of Death, 1974), le mouvement de l’appareil (Arrested Curve/Curve Arrested, 1979, Stuttgart, Staatsgal.). Dans les années 80, tout en continuant à expérimenter l’impossibilité d’atteindre la vérité d’un objet par son image (Matrix, 1987, image d’une molécule d’A. D. N.), il utilise fréquemment un système de confrontation d’images semblables traitées différemment, intégrant la dualité des représentations (Ombres noires, 1984) et l’imprécision des figures déformées (Sixty-nine, 1986).

Texte extrait du site de Larousse

Plus récemment Isabelle le Minh s’intéresse, comme ses prédécesseurs, au médium photographique, à la question de la représentation. Au travers de ses peintures de la série Lointain si proche ou de son travail After photography.

 

Si proche si lointain

Au travers de nombreuses allusions à des œuvres d’artistes (Marclay, Baldessari, Sugimoto…), de références à la physique des particules, aux philosophies extrême-orientales ou encore à l’allégorie de la caverne de Platon, Isabelle Le Minh convie le visiteur à une approche décalée et autoréflexive du médium. Opérant le plus souvent par associations d’idées, elle élabore des œuvres polysémiques, parfois teintées d’humour, qui se font écho d’un espace à l’autre et sont marquées par la prégnance des mots.

Extrait d’un texte de Photographie.com

After photography.

La règle du jeu est que chaque travail constitutif de ce Work in Progress se réfère dans la mesure du possible à un artiste dont l’œuvre est prétexte à une spéculation sur la nature de l’image ou à une réflexion sur les outils et les moyens de production de la photographie à travers son histoire, ses “mythes“, son iconographie, ses “petites phrases“ ou son fonds canonique. L’envie d’éprouver la matérialité de l’image, d’expérimenter les limites du médium et d’intégrer les mots et le langage dans le travail – si possible par le biais d’une “gymnastique cérébrale“ mettant en jeu des télescopages et des liens – sont les moteurs de la démarche.

Extrait d’un texte sur le site de Isabelle le Minh

 

28. août 2012 par admin
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