Les Nouvelles en 3 lignes de Félix Fénéon

Ci-dessous, nous reproduisons dans son intégralité, le volume 2 des nouvelles en 3 lignes de Felix Fénéon.

L’ironie contenue dans ces chroniques quotidiennes publiées à partir de 1906, la capacité qu’à eu Fénéon de sublimer le fait divers par des rapprochements improbables et de produire des figures elliptiques qui nous poussent directement à penser le non-dit ou, en le négligeant, à se laisser ravir du raccourci en font des modèles de construction narrative minimale et synthétiques.

La minutie de Fénéon à préciser les noms, les lieux, les heures des méfaits rapporté, ajoute bien plus qu’une rigueur journalistique, en définissant secrètement une scène de crime, un lieu du méfait, l’atmosphère d’une trahison

À deux pas du concours hippique, à Toulouse, un ex-sous-officier, G. Durbach, qui, à 31 ans, était sans place, s’est tué. (Dép. part.)

Près d’Auxerre, le cheval du capitaine Morin a presque écrasé, en tombant, deux troupiers assis et meurtri son cavalier. (Havas.)

Dans un bref incendie à Cambronne (sur le métro), un pompier fut blessé d’éclats de verre et le chef de gare brûlé à l’oeil.

Napoléon Gallieni, lapidaire, s’est cassé le cou dans son escalier. Chute provoquée, peut-être. Aussi on le porta à la Morgue.

Le curé de la Compôte (Savoie) allait par les monts, et seul. Il se coucha, tout nu, sous un hêtre, et y mourut, de son anévrisme. (Dép. part.)

Au dénombrement, le maire de Montirat (Tarn) majora les chiffres. Ce souci de régir un grand peuple lui vaut sa révocation. (Havas.)

Duel. Le sein d’un président de médaillés militaires, M. Armieux, a été percé de trois balles par M. Pinguet, du Petit Fanal, d’Oran. (Havas.)

Un pendu, depuis deux mois là, a été trouvé dans l’Estérel. De féroces oiseaux l’avaient, à coups de bec, absolument défiguré. (Havas.)

Le domestique Launois a, par inattention, tué son maître, M. Paul Lebrun, de Grauves (Marne), dont il nettoyait le fusil. (Havas.)

Pour des larcins professionnels, sept ouvriers d’une maison de cycles de Rueil ont été arrêtés.

L’ex-négociant Fréd. Desechel (rue d’Alésia, Paris) s’est tué dans le bois de Clamart. Motif il avait mal à l’estomac.

Fuyant Poissy et des familles sévères à leurs amours, Maurice L... et Gabrielle R..., 20 et 18 ans, gagnèrent Mers et s’y tuèrent.

Nostalgique, le Belge Notermans, garçon de ferme, s’est pendu dans l’écurie d’une auberge de Saint-Just, près de Provins.

Douze ans de bagne à Portebotte : il avait tué au Havre cette folâtre Nini la Chèvre, sur qui il se croyait des droits. (Par tél.)

Sueur, fondeur à Escarbotin (Somme), fera six mois de prison : le 1er mai, il malmenait un sous-officier de hussards. (Dép. part.)

Pour avoir un peu lapidé les gendarmes, trois dames pieuses d’Hérissart sont mises à l’amende par les juges de Doullens. (Dép. part.)

J.-C. Leloup, secrétaire de la Bourse du Travail de Dijon, a six jours de prison avec sursis pour avoir appelé uhlans les gendarmes. (Par tél.)

À la faveur de l’ombre, car ils avaient éteint les becs d’alentour, des gens, à Villefranche (Rhône), ont pillé un entrepôt. (Dép. part.)

Au sujet du mystère de Luzarches, le juge d’instruction Dupuy a interrogé la détenue Averlant ; mais elle est folle.

500 havanes et 250 fioles de vin : butin des cambrioleurs qui visitèrent, au Vésinet, la villa de la cantatrice Catherine Flachat.

Il y avait 12 000 francs dans le coffre-fort du presbytère de Montmort (Marne). Des cambrioleurs les ont pris. (Havas.)

Pour faire pièce au parquet stéphanois, Crozet, dit Aramis, auteur présumé de force vols, oppose aux questions le mutisme. (Dép. part.)

La doreuse Marie Boulanger est à Cochin, blessée d’un coup de couteau par Juliette Duvaux. Ces jeunes femmes étaient jalouses.

À l’arrivée à Marseille de l’express de Paris, on a arrêté le chauffeur, homme funeste aux colis postaux. (Dép. part.)

Sueur, fondeur à Escarbotin (Somme), fera six mois de prison : le 1er mai, il malmenait un sous-officier de hussards. (Dép. part.)

Pour avoir un peu lapidé les gendarmes, trois dames pieuses d’Hérissart sont mises à l’amende par les juges de Doullens. (Dép. part.)

J.-C. Leloup, secrétaire de la Bourse du Travail de Dijon, a six jours de prison avec sursis pour avoir appelé uhlans les gendarmes. (Par tél.)

À la faveur de l’ombre, car ils avaient éteint les becs d’alentour, des gens, à Villefranche (Rhône), ont pillé un entrepôt. (Dép. part.)

Au sujet du mystère de Luzarches, le juge d’instruction Dupuy a interrogé la détenue Averlant ; mais elle est folle.

500 havanes et 250 fioles de vin : butin des cambrioleurs qui visitèrent, au Vésinet, la villa de la cantatrice Catherine Flachat.

Il y avait 12 000 francs dans le coffre-fort du presbytère de Montmort (Marne). Des cambrioleurs les ont pris. (Havas.)

Pour faire pièce au parquet stéphanois, Crozet, dit Aramis, auteur présumé de force vols, oppose aux questions le mutisme. (Dép. part.)

La doreuse Marie Boulanger est à Cochin, blessée d’un coup de couteau par Juliette Duvaux. Ces jeunes femmes étaient jalouses.

À l’arrivée à Marseille de l’express de Paris, on a arrêté le chauffeur, homme funeste aux colis postaux. (Dép. part.)

Les grévistes de Ronchamp (Haute-Saône) ont jeté à l’eau un ouvrier qui s’entêtait à travailler. (Havas.)

Le serrurier Bonnaut, de Montreuil, causait devant sa porte, quand l’apache « Gueule d’empeigne » le frappa de deux coups de couteau.

En partie joyeuse dans un quartier mal famé de Toulon, le brigadier Hory, du 3e colonial, fut tué à coups de couteau. (Dép. part.)

Le canonnier Ruffet s’est enfui de la prison de Brest avec la sentinelle. Lui seul a été rattrapé. (Dép. part.)

Plainte a été portée par le médecin persan Djaï Khan contre un sien compatriote qui lui vola une tiare.

Place du Panthéon, des électeurs échauffés jeté à l’eau un ouvrier qui s’entêtait à travailler. (Havas.)

Le serrurier Bonnaut, de Montreuil, causait devant sa porte, quand l’apache « Gueule d’empeigne » le frappa de deux coups de couteau.

En partie joyeuse dans un quartier mal famé de Toulon, le brigadier Hory, du 3e colonial, fut tué à coups de couteau. (Dép. part.)

Le canonnier Ruffet s’est enfui de la prison de Brest avec la sentinelle. Lui seul a été rattrapé. (Dép. part.)

Plainte a été portée par le médecin persan Djaï Khan contre un sien compatriote qui lui vola une tiare.

Place du Panthéon, des électeurs échauffés tentèrent de rôtir un mannequin figurant M. Auffray, candidat battu. On les dispersa.

Le photographe Jôachim Berthoud ne pouvait se consoler de la mort de sa femme. Il s’est tué à Fontenay-sous-Bois.

Dans les w.-c. d’un café de Puteaux, un inconnu a laissé une boîte à deux mèches emplie d’une poudre blanche.

Suicide, accident ou crime, le menuisier Dalmasso, de Nice, s’est fracturé le crâne en tombant d’un troisième étage. (Dép. Part.)

Un cultivateur des environs de Meaux, Hipp. Deshayes, marié, père de quatre enfants, s’est pendu, on ne sait pourquoi.

Une trentaine d’énergumènes tapageaient dans Bondy et Pantin. Dix-huit furent arrêtés ; l’un venait de poignarder un passant.

L’abbé Andrieux, de Roannes, près Aurillac, qu’un mari impitoyable perçait mercredi de deux coups de fusil, est mort hier soir. (Havas.)

Les Yodtz, de Bezons, ont été quelque peu brûlés dans un incendie, d’où ils se tirèrent aidés de deux cuirassiers.

Le sexagénaire Gallot, Saint-Ouen, a été arrêté comme il s’appliquait à transmettre à des soldats son antimilitarisme.

Dans un assaut, le maître d’armes Pictori a été blessé, mortellement peut-être, par un amateur, M. Breugnot.

Sans qu’aucune portât, six balles se sont échangées, montagne du Roule, entre le maire de Cherbourg et un journaliste. (Dép. part.)

Le sombre rôdeur aperçu par le mécanicien Gicquel près de la gare d’Herblay, est retrouvé Jules Ménard, ramasseur d’escargots.

Malgré vingt ans de bagne (c’était par contumace), l’architecte bordelais M. Miot vivait tranquille à Toulon. On l’y a arrêté. (Dép. part.)

Blessé à la tête, légèrement, croyait-il, Kremer, de Pont-à-Mousson, travailla quelques heures encore, puis tomba mort. (Dép. part.)

De par sa gaucherie d’artificier-amateur, le soldat Hébré s’est tué, à Saint-Priest-la-Feuille (Creuse), et a blessé son frère. (Dép. part.)

De par la munificence du collectionneur E. Ricard, le musée de Longchamp (Marseille) s’accroît de plusieurs oeuvres de Puget. (Dép. part.)

Trop pauvre pour l’élever, dit-il, Triquet, de Théligny (Sarthe), a étouffé son fils, âgé d’un mois. (Dép. part.)

Force horions se sont échangés, à Hennebont, entre rouges et jaunes, entre partisans de la grève et ouvriers plus dociles. (Havas.)

Le galant Léon Courtescu, d’Angers, a été précipité dans la Maine, où il s’est noyé, par un mari, le sieur Brouard. (Havas.)

Au cours d’une rixe dans une rue chaude de Tours, les soldats Machet, Braquier, Brému et le menuisier Jablot ont été blessés. (Dép. part.)

R. Pleynet, d’Annonay, 14 ans, a mordu son père et un de ses camarades. Il y a deux mois, un chien enragé lui léchait la main. (Havas.)

En vingt minutes, cinq lances matèrent, dans un atelier de la raffinerie Say, un incendie qui ne put endommager que deux blutoirs.

V. Petit, de Marizy-Sainte-Geneviève (Aisne), voulait mourir, mais en joie ; il but deux litres de vin, un litre d’eau-de-vie, et mourut en effet. (Dép. part.)

Il paiera 16 francs, M. Godin, pour avoir, curé de Merfy (Marne), marié Mlle Lemaire avant qu’opérât le maire, père de l’épousée. (Havas.)

Trop jeunes et déjà mères, Mlles Meuzeret, de Saint-Barthélemy (Seine-et-Marne), et Garnier, de Chassagne (S.-et-L.), ont tué leurs fils. (Dép. part.)

Quelqu’un fit boire un narcotique à Ch. Boulard, prit la sacoche de ce garçon de recette endormi et toucha les traites.

Peu avant de mourir, Mme Ren, de Lyon, fit arrêter Mme Lefays. Elle imputait son mal aux manoeuvres de cette sage-femme. (Dép. part.)

Dans le feu d’une discussion, l’Italien Palambo, du Bausset (Var), a été blessé mortellement par son camarade Genvolino. (Dép. part.)

L’adultère M. Boinet, commissaire de police de Vierzon, payera 1000 francs pour avoir diffamé le mari de la femme en jeu. (Dép. part.)

Une vengeance. Près de Monistrol-d’Allier, MM. Blanc et Boudoussier ont été tués et défigurés par MM. Plet, Pascal, Gazanion. (Dép. part.)

À peine humée sa prise, A. Chevrel éternua et, tombant du char de foin qu’il ramenait de Pervenchères (Orne), expira. (Dép. part.)

Par un jeu savant de démissions, le maire et les conseillers municipaux de Brive retardent la construction des écoles. (Dép. part.)

M. D..., commis greffier près le tribunal civil de Tours, a été arrêté. On veut qu’il ait lésé l’Enregistrement. (Havas.)

Les trois Espit, de Saulzet-le-Froid (Pas-deCalais), sautèrent de leur voiture dont le cheval s’emballait. L’un se tua, deux se blessèrent. (Havas.)

Le conseil municipal de Brest a émis le voeu que soit supprimée la revue du 14 juillet : elle harasse les soldats. (Dép. part.)

On vole des enfants à Rouen ! Tandis que quelqu’un maintenait Mme Thomas, sa mère et sa sueur lui enlevaient sa fille. (Dép. part.)

S’armant d’une baïonnette, Mme Boulanger, condamnée à de la prison, s’est ruée sur le public de l’audience, à Chambéry. (Havas.)

Quelque argent et le titre de rosière ont consacré la vertu de Mlles Cours, Bernier, Alaine (Les Lilas, Saint-Cloud, Maisons-Laffitte.)

Mme Sucy, de Saint-Ouen, a foncé, ciseaux en mains, sur Ratier, qui se colletait avec son mari. Elle l’a très grièvement blessé.

D’une balle de chassepot, P. Hautefeuille, 19 ans, a tué son père, à Fresnes-les-Rungis, et s’est tué d’une balle de revolver.

À 20 ans, M. Julien s’est brûlé la cervelle dans les w.-c. d’un hôtel de Fontainebleau. Chagrins sentimentaux. (Dép. part.)

Thomas a arrêté les chevaux emballés de la comtesse Pereire ; mais déjà Martel, cocher d’un fiacre accroché, avait été jeté bas.

M. O. Calestroupat fit, à la Chambre, la connaissance d’une dame sans morgue. Soirée galante ; morne réveil : entôlé de 11250 francs.

En costume de capitaine colonial, le vicomte de Perruchon, en six mois, capta 100 000 francs. Le Dépôt, et ni vicomté, ni uniforme.

Un romanichel a tué sa femme (elle était volage) près de Maisons-Laffitte. La tribu décampa avant l’arrivée des gendarmes.

Près de Saint-Chamond, un fabricant d’automobiles de Lyon-Montplaisir a écrasé sous ses roues la petite Faure. (Havas.)

Inculpée d’avoir laissé mourir d’inanition sa jeune bâtarde, Mme Inizan, vachère à Guiclan (Finistère), a été arrêtée. (Dép. part.)

Dans une rixe entre enfants, à Gueugnon (Saône-et-Loire), Pissis a presque tué à coups de couteau Fournier. (Dép. part.)

Sur la berge, à Saint-Cloud, on a trouvé le sabre et l’uniforme du soldat Baudet, disparu le 11. Meurtre, suicide ou mise en scène ?

Avec du cyanure de potassium, l’ingénieur chimiste Bel, qui avait des ennuis de famille, s’est empoisonné, 13, rue de Londres.

Pour motifs inconnus, le fils d’un député hongrois, M. Warmann, s’est asphyxié dans un family-house de la rue Saint-Guillaume.

Croyant reconnaître, hier, ses agresseurs de lundi, M. Liester, de Clichy, tira. Naturellement, un passant (M. Bardet) reçut la balle.

Attaqué chez lui, rue de Meaux, par les frères Prunier, Terier riposta. Lui et l’un d’eux sont maintenant à l’hôpital ; l’autre au Dépôt.

Une auto, qui vite décampa, a renversé une voiture, à Neuilly. Le cocher, Ch. Jacques, crâne fracturé ; M. Dumot, jambes rompues.

Sa femme l’avait quitté. M. Bassot, de La Garenne-Colombes, tenta de s’asphyxier au charbon de bois. Il est mourant à Beaujon.

À Toulon, une jalouse, la chanteuse Rosine Ferrébeuf, a blessé d’une balle à la nuque son amant, le chef d’orchestre Cunq. (Dép. part.)

Pour la gruger, le Marseillais Philippe se fit prendre avec sa maîtresse en galant délit par un faux garde champêtre. Arrêté. (Dép. part.)

À vertu égale, différent salaire : la rosière des Granges-le-Roi, 250 francs ; celle de Magny-enVexin, 300 ; 500, celle d’Argenteuil.

Le Lapin de Montmartre (Lucien Undreiner) est arrêté. On le soupçonne d’un cambriolage (Asnières) et d’un meurtre (Courbevoie).

Le septuagénaire Louis Rouquette, de Salindres (Gard), jaloux, a tué sa femme de huit coups de couteau. (Dép. part.)

Le voiturier lyonnais Marius Pâris s’est tué ; mais d’abord, mari vétilleux, il avait blessé de trois balles sa femme. (Dép. part.)

Eug. Allery, ce cambrioleur aux entreprises si longtemps heureuses, a été condamné, à Versailles, à douze ans de travaux forcés.

M. Husson, maire de Nogent-sur-Marne, s’est logé trois balles de revolver dans la tête sans se tuer.

Le marin Le Douz a tenté d’étrangler Mme Favennec, de Brest, 70 ans. Arrêté, il déclare ne se rappeler rien. (Dép. part.)

De la digitaline tua la rentière Couchy, de Saint-Germain, qui d’abord avait libellé lettre de faire-part et instructions pour obsèques.

Comme il relevait une ligne de fond à Champigny, M. Journet (rue Saint-Sabin, Paris) tomba dans la Marne. On ne le revit plus.

Les frères Crème, de Pantin, ont été l’un tué, l’autre blessé, en intervenant, pour leur père, dans une bagarre.

Gégot a poignardé Quérénec. Ces deux marins du torpilleur « 250 » aimaient la même Brestoise. (Dép. part.)

Au Mans, le soldat Hervé Aurèle, du 117e, a frénétiquement rossé passants et agents. On l’a capturé à grand’peine. (Dép. part.)

Cinq inconnus ont roué de coups de bâton quatre Manceaux en train de pêcher. L’un de ceux-ci, M. A. Poiron, est gravement blessé. (Dép. part.)

M. Guigne, de Chalon, en voulant sauver des enfants, que l’on sauva d’autre part, s’est noyé en Saône. (Dép. part.)

Amant délaissé, Claude Cousin a grièvement blessé, à Créteil, Louise Bisset et M. Richereau qui intervenait.

Mme Eugène Manuel refusait de payer une seconde fois le monument funèbre de son mari. Le tribunal lui donne gain de cause.

Dès que sa maîtresse, lasse de ses criailleries, fut sortie, H. Lheureux (126, rue Saint-Martin) imbiba tout de pétrole et alluma.

Deux soldats, à Nancy, se gourmaient. L’intervention de M. Fr. Wesgerbin lui valut trois coups de couteau ; il a le poumon crevé. (Dép. part.)

Du publiciste Marodon, M. Billion du Plan, autre Bônois, a reçu au flanc droit trois centimètres de fer, en séton. (Dép. part.)

Deux noyés trouvés à Suresnes et au Mesnille-Roi. Sur l’un, papiers au nom de J. Villaume ; sur l’autre, deux mouchoirs marqués L.

Un quinquagénaire inconnu, énorme et gonflé encore par un mois dans l’eau, a été repêché à La Frette par M. Duquesne.

Le sergent Pouget tirait à la cible, camp de Souges (Gironde). Son fusil éclata, le blessant. Motif : de la terre dans le canon. (Dép. part.)

Ivre, P. Mérinier, de Vigneux, frappa d’un échalas Cocot, qui l’emmenait du cabaret. Cocot l’assomma d’un coup de binette.

À l’église des Chavannes (Savoie), la foudre a fondu les cloches et paralysé une dévote. Une trombe a dévasté la commune. (Havas.)

Les mitrons Depalle, de Belmont, et Laville, de Roanne, se sont noyés en Loire : perdu pied dans un trou. (Havas.)

Joseph Vergers, de Belping (Pyrénées-Orientales), et Alph. Jérôme, de Pouxeux (Vosges), se sont noyés sans le faire exprès. (Dép. part.)

De la grande rosace du portail de la cathédrale d’Amiens, chère à Ruskin, une pierre est tombée sur le perron. (Dép. part.)

Au jardin de son père, le fantassin colonial Alphan, en congé à Villejuif et que le rhum et la fièvre exaltaient, s’est pendu.

Une Lorraine de 83 ans, Mme Lautin, qui venait de s’installer à Noisy-le-Sec, chez sa fille, est perdue depuis samedi matin.

F. Martineau est mourant à Laënnec : une auto, à Boulogne, lui passa dessus. À Saint-Maur, le cocher Gillot s’est fendu le crâne.

Une fruitière d’Issy, Léontine Brachot, dont le puits est profond de 15 mètres, s’y est jetée. On l’a tirée de là, mourante.

Les jeux de l’amour à Béziers : Corniod, qui avait vécu sept ans avec Rosalie Petit, l’a percée de deux balles et s’est poignardé. (Havas.)

M. Chanudet sera huit ans reclus (assises du Cher). Notaire aux Bourdelins, il s’était, des faux aidant, approprié 137000 fr. (Dép. part.)

Congédié par les Ponts et Chaussées, Pajas, vieux laveur de cale, a sauté en Garonne, à Bordeaux, un sac de pavés au cou. (Dép. part.)

Le chanteur Luigi Ognibene a blessé de deux balles, à Caen, Madelon Deveaux, qui ne voulait pas laisser monopoliser sa beauté. (Dép. part.)

Après l’avoir tamponnée, M. H. B., négociant à Montmort, mit dans son auto Mme B., et la déposa mourante à l’hôpital de Reims. (Havas.)

Comme son camarade refusait de le tuer, un garçon de 19 ans, de Liffol (Haute-Marne), s’est fait décapiter par un train. (Dép. part.)

Accident ou, c’est plus probable, suicide, Mme Veit et sa fille Antoinette, 9 ans, se sont noyées dans le canal, à Nancy. (Dép. part.)

À Verlinghem (Nord), Mme Ridez, 30 ans, a été égorgée par un voleur, cependant que son mari était à la messe. (Havas.)

Dans le lac d’Annecy, trois jeunes gens nageaient. L’un, Janinetti, disparut. Plongeons des autres. Ils le ramenèrent, mais mort. (Dép. part.)

Mme Tripier a tiré deux fois (à blanc, dit-elle) sur son père, Marquet, de Montberthault (Côte d’or), qui lui disputait une barque. (Dép. part.)

Au cours d’un match de revolver entre apaches, boulevard de Belleville, deux passants malchanceux, la nuit dernière, furent blessés.

Les meurtriers de Mlle Colas, de Pont-À-Mousson, iront aux travaux forcés, Renard pour dix ans, Vicaire pour toujours. (Dép. part.)
Le satyre Charpin, de Soubille (Loiret), s’est asphyxié avec père et mère. Déjà les gendarmes venaient pour l’arrêter. (Dép. part.)

Un « poisson royal » de 150 kilos est exhibé à Trouville pour cinq sous. On l’a proposé au jardin des Plantes : pas de réponse. (Dép. part.)

Un artificier de Caen, M. Lebourgeois, a été tué par une bombe de sa façon. M. Matrat et cinq autres personnes furent blessés. (Dép. part.)

De Troyes : M. M. C..., négociant en peaux, a été écrasé par un train ; une de ses jambes roula dans un fossé. (Havas.)

Une bonne de 17 ans, Camille Simon, a été arrêtée à Saint-Mihiel pour sévices ayant causé la mort d’un enfançon. (Dép. part.)

Dans un accident d’auto, à Eloyes (Vosges), M. Colombain s’est rompu des côtes et deux fois une jambe ; sa femme aussi blessée. (Dép. part.)

Des trains ont tué Cosson, à l’Étang-la-Ville ; Gaudon, près de Coulommiers, et l’employé des hypothèques Molle, à Compiègne.

À Saint-Cloud, s’ouvre aujourd’hui l’exposition annuelle d’horticulture, et à Rueil un concours musical.

Mme Ernestine Gapol, 49 ans, demeurant à Vanves (avenue Gambetta) s’est suicidée : deux balles dans la tête.

Un tramway a tamponné, à Nogent-sur-Marne, un tombereau dont le timon, alors, frappa d’un coup mortel le charretier Baujard.

À Carrières-sous-Bois, M. Chercuitte a repêché un homme (flanelle marquée H. J.) qui était en Seine depuis quelque quinze jours.

Pauline Rivera, 20 ans, a criblé de coups d’épingle à chapeau le volage Luthier, plongeur à Chatou, qui la croyait dépistée.

Vengeant sa tribu qu’il chassait de Cormeillesen-Parisis, la gitane Nita Rosch a mordu un coriace gendarme d’Argenteuil.

L’ordonnance Alb. Guemon, du 117e, s’est noyée au gué de Maulny (Sarthe), où un cheval qu’elle montait se baignait. (Dép. part.)

Saint-Jean et Saint-Symphorien espèrent avoir leur crime : le parquet de Marennes fait autopsier, là Mme B..., ici M. Vrignaud. (Dép. part.)

En face du 29 du boulevard de Belleville, Sarah Rousmaer, promeneuse de nuit, a été tuée au couteau, hier soir, par un homme qui a fui.

Toute brûlée (le feu avait pris à ses jupes), Léonie Lefèvre, de Saint-Maur, 10 ans, est morte à Trousseau.

Marie Jandeau, jolie fille que bien des Toulounais connaissaient, s’est asphyxiée hier soir dans sa chambre, exprès. (Dép. part.)

Le revêche tribunal de Constantine envoie en correction un faune de 14 ans, qui, de force, aima une très antique Maltaise. (Dép. part.)

À coups de revolver, M. Paul Barraband, d’Aubusson, a tué, nuit de mardi à mercredi, Mlle Pérony, et a tenté de se suicider. (Havas.)

Une lame sourde enleva sous l’oeil maternel l’enfant Mace, qui pêchait dans les roches de Poul-Briel, près de Penmarch. (Dép. part.)

À 80 ans, Mme Saout, de Lambézellec (Finistère), commençait à craindre que la mort l’oubliât ; sa fille sortie, elle s’est pendue. (Dép. part.)

À Brest, le matelot Rolland, lourdement puni, s’est empoisonné avec de l’arsenic, après avoir essayé de la mort-aux-rats. (Dép. part.)

Me Descottes, notaire, s’était enfui de Corbelin (Isère), y laissant un passif. Il s’est brûlé la cervelle à Francheville (Rhône). (Havas.)

Bras liés et le dos chargé de pierres énormes, le cadavre d’un sexagénaire a été trouvé dans les sablières de Draveil.

Un enfant de 3 ans, Henri Calet, de Malakoff, est tombé dans un bassin d’eau bouillante, et n’a pas survécu à ses brûlures.

Lucienne Debras, 4 ans, jouait devant sa maison, à Saint-Denis, quand le tram de la Madeleine passa, qui lui broya le crâne.

Couteau, employé aux porcs de bois de Levallois-Perret, a puni de deux balles l’intervention de Dreux dans une sienne querelle.

Le forcené qui abattit Sarah Rousmaer sur le trottoir où elle exerçait son ministère, est arrêté : il a nom Kœnig.

Mme Thévenet, de Maisons-Alfort, renversa sa veilleuse. Le feu prit au lit et atteignit cette personne de 96 ans, qui en mourut.

Ses gerbes brûlaient souvent. Pinard, de Coligny (Loiret), armé, guetta. Passa Pénou ; incendiaire ou non, il reçut la décharge. (Lettre part.)

C’est un plaisant qui inséra dans la bouteille trouvée à Ostende l’annonce du naufrage de l’Espérance, trois-mâts dunkerquois. (Havas.)

Auduche, qui depuis des ans pratiquait le vol à la parenté, s’est fait arrêter à Vincennes dans le rôle du cousin de Colmar.

Une explosion de gaz, qui fit une sombre purée des richesses de l’étal, a brûlé aux cuisses le charcutier Cartier, d’Argenteuil.

L’allumette d’un fumeur a mis le feu aux landes de Kervallon (Finistère) ; une poudrière a failli sauter. (Dép. part.)

Les cylindres broyeurs de la briqueterie de Saint-Leu-d’Esserent (Oise) ont arraché la cuisse à Auguste Jacquy, 33 ans. (Lettre part.)

Le papetier Irénée Plançon, d’Essonnes, jaloux furieux, blessa sa femme de trois balles, assez légèrement d’ailleurs. Il fut arrêté.

Des mariniers ont repêché dans la Seine, à Clichy, le corps d’un homme de 24 ans, porteur d’un certificat au nom de Boyer.

Un tramway de la ligne d’Arpajon a défoncé la poitrine à Jules Chevallier, 3 ans, de Bourgla-Reine.

Fort bien portant dans ses langes d’hôpital, un deux-mois a été trouvé, à la Plaine-Saint-Denis, contre une pile du pont de Soissons.

Appelé la nuit, M. Sirvent, cafetier à Caissargues (Gard), ouvrit sa fenêtre ; un coup de fusil le défigura. (Dép. part.)

Dans une rue de Roubaix, le tisseur Legrand a percé de dix coups de couteau, assez légers, son ex-femme Angèle Duquesnoy. (Téléph.)

M. D..., négociant à Courbevoie, a fait coffrer l’ex-amant de sa femme, Dumont, qui spéculait sur les lettres de l’imprudente.

Balloquin, de Neuilly, a été assommé (coup de bouteille) par Tarvin, et (coup de battoir) Mme Benoist, de Saint-Denis, par Billou.

À boire ! Criait Ducharle, qu’on appelle aussi Bamboule, et, sur refus, il fracassa de cinq balles les fioles d’un café de Corbeil.

Pajoux, qui habite à Aubervilliers, le lieudit « Le Coin du Crime », a été arrêté en train de tirer des balles sur les gens.

Marcel Prévost est tombé, à Saint-Germain, sous une auto qui faisait du 4 à l’heure. Ce jeune homme a eu les côtes fracturées.

Prématurément jaloux, J. Boulon, du Parc Saint-Maur, a blessé d’un coup de revolver à la cuisse sa fiancée, Germaine S...

Un sanglier, crut-il, et M. Trémollière, qui chassait, forêt de la Lare (B.-du-Rh.), tua dans un fourré le chasseur Cazalie. (Dép. part.)

Un plongeur de Nancy, Vital Frérotte, revenu de Lourdes à jamais guéri de la tuberculose, est mort dimanche par erreur. (Dép. part.)

Me Tivollier, avoué à Grenoble, chassait. Il trébucha, le coup partit, Me Tivollier était mort. (Dép. part.)

Baptistine Giraud, en galanterie grenobloise « Titine », ayant été étranglée dans son lit, on a arrêté Gnafron, soldat. (Dép. part.)

Le réserviste Montalbetti dit Gnafron, nie mordicus avoir étranglé Titine Giraud, la belle de Grenoble. (Dép. part.)

Un faucheur de joncs a trouvé dans l’étang de Saclay le cadavre lesté d’une pierre et ligoté de Mlle Marie Grison.

Bousculé par la piété convulsive d’un pèlerin de Lourdes, Mgr Turinaz s’est blessé face et cuisse avec son ostensoir. (Dép. part.)

Près de Saint-Mihiel, le lieutenant Renault fut trouvé sous un if, évanoui. Il ne parle pas encore et le major ne sait que dire. (Dép. part.)

Les bambins Fassiot et Valot, de Nangis (S.et-M.), avaient gaiement mis des troncs sur les rails : un train marchand dérailla. (Lettre part.)

Baïonnette, hache, serpe, deux tribus de bohémiens se battaient, à Dombasle (M.-et-M.). Des six blessés, l’un va mourir. (Dép. part.)

Les voyageuses et M. Montgeon, Parisien de Dinard, se firent peu de mal quand versa l’auto ; le mécanicien est en mauvais état. (Dép. part.)

Un ouvrier du port de Toulon, Honoré Maffei, qui avait tiré six balles sur sa nièce, a été lynché plus qu’à moitié. (Dép. part.)

Une dame de Nogent-sur-Seine disparut (1905) en pyrénéant. On la retrouve, dans un ravin, près Luchon, bague au doigt. (Dép. part.)

Une minoterie énorme, construite en ciment armé sur le terre-plein du port de Tunis, s’est inclinée de 5 mètres sans se lézarder. (Dép. part.)

On compte, sur les chasseurs (le pays est giboyeux) pour découvrir l’abbé Delarue. Le gars de batterie Maindron est innocent. (Dép. part.)

Des os ont été découverts dans une villa de l’Île Verte près Grenoble : ceux, elle l’avoue, d’enfants clandestins de Mme P. (Havas.)

Le cocher Friant avait chargé, rue de Rivoli, deux cyclistes. Au Bois ! Là, il reçut un coup de revolver et fut dévalisé.

L’Institut antirabique de Lyon avait guéri Mlle Lobrichon ; mais comme le chien était enragé, elle est morte tout de même. (Dép. part.)

De la rue, Delrieux menaça son frère à la fenêtre : « Rentre, ou je joue au massacre ! » Et il le tua d’une balle. On l’a arrêté hier.

La Verbeau atteignit bien, au sein, Marie Champion, mais se brûla l’oeil, car le bol de vitriol n’est pas une arme précise.

Alb. Vallet frappait de la crosse de son fusil le propriétaire Ferrand, de Chapet. Le coup partit et le chasseur tomba mort.

L’amour ne veut décidément pas rester tranquille. Émile Comtet, 25, rue Davy, a percé de son couteau le sein de sa femme.

En sentinelle, la nuit, au fort de Gondreville, près Toul, le réserviste Alison, du 156°, tomba des remparts et ce lui fut mortel. (Dép. part.)

Une fabrique de bascules a été anéantie par le feu à Reims. Deux pompiers furent blessés, deux enfants et un dragon insolés. (Dép. part.)

La fourche en l’air, les Masson rentraient à Marainviller (Meurthe-et-Moselle). Le tonnerre tua l’homme et presque la femme. (Dép. part.)

Paniosier a été mordu ; Ginet, de la police aussi, a reçu un coup de tête dans le ventre : ils calmaient une rixe, à Aubervilliers.

Un négociant de Courbevoie, M. Alexis Jamin, qui en avait assez de sa maladie d’estomac, s’est fait sauter la cervelle.

Un écart de leur cheval, qu’effraya, une auto, jeta hors voiture M. Pioger, de Lonplande (Sarthe), et sa bonne. Tué. Blessée. (Dép. part.)

Ribas marchait à reculons devant le rouleau qui cylindrait une route du Gard. Le rouleau pressa le pied et écrasa l’homme. (Havas.)

Un sexagénaire, M. Bone, d’Andigné (Sarthe), avait, ivre, si fort battu sa bonne qu’on allait le poursuivre. Ennuyé, il se pendit. (Dép. part.)

En vain parla-t-il d’un satyre ; on fit avouer à Porcher, de La Grange, près Cholet, que le meurtrier de sa femme c’est lui. (Havas.)

Laville, de Fournier (Ardèche), se coucha, mit sous son menton la bouche du fusil, déclencha le coup avec une ficelle. Mort. (Havas.)

Un homme d’une trentaine d’années s’est suicidé dans un hôtel de Mâcon. « Ne cherchez pas mon nom », a-t-il écrit. (Dép. part.)

À peine hors de la prison de Nîmes, Féline a poignardé Julie Chalvidan qui lui résistait, et Paul Redoutet. (Dép. part.)

Les sauniers des Pesquiers, à Hyères, voudraient saler un peu la note de leur travail. À cet effet, ils font grève. (Dép. part.)

Le graveur Mignon et M. Dumesnil, du cabinet de M. Briand, en ont décousu à Nemours. L’administration blessa l’art au coude. (Havas.)

De cinq mangeurs de moules, ouvriers d’artillerie de la 2e compagnie (Nice), deux sont morts, Armand et Geais ; les autres, malades. (Dép. part.)

On voyait de Grenoble, cette nuit, une ligne de feu de plusieurs kilomètres : les forêts brûlent. (Havas.)

Boulevard Carnot, au Vésinet, une automobile a attaqué à toute vitesse un troupeau de moutons. Trois moururent.

Le Provost et le sourd-muet Le Tal, dont nous dîmes l’arrestation à Versailles, ont à eux deux 44 ans et 32 condamnations.

M. Jules Kerzerho présidait une société de gymnastique, et pourtant il s’est fait écraser en sautant dans un tramway, à Rueil.

Un comptable de 65 ans, M. Leclerc, qui, étant sans place, ne mangeait presque jamais, est mort d’inanition, dans les carrières Gauvin.

Prenant au mot son état-civil, Mlle Bourreau a voulu exécuter Henri Bomborger. Il survivra aux trois coups de couteau de son amie.

C’est des malveillants, aurait démontré l’enquête, qui incendièrent les Landes. Des forêts brûlent en Savoie et en Charente. (Dép. part.)

Le garde-côtes Terrible essayait ses forces à Toulon. Il s’est avarié un peu le servo-moteur. (Havas.)

Trente-cinq canonniers brestois, qui sous empire de funestes charcuteries, fluaient de toutes parts, ont été drogués hier. (Dép. part.)

Des femmes assassinées : Mmes Gouriau, Josserand, Thiry, 24, 69, 72 ans, de Coatméal, Saint-Maurice, Sorbey (Finistère, Loire, Meuse). (Dép. part.)

Le tribunal de Toul a infligé un an de prison aux André, de Thiaucourt, qui séquestraient et martyrisaient leurs enfants. (Dép. part.)

Ce n’est pas la charcuterie, c’est la chaleur qui a donné la diarrhée aux canonniers brestois, a décidé leur médecin-major (Tél.)

Six cultivateurs d’Argenteuil et de Sannois, qui avaient l’habitude de conquérir revolver au poing les donzelles, sont arrêtés.

M. Dickson, de Choisy-le-Roi, errait sur son toit. Un voleur ! Trois policiers grimpèrent et le somnambule tomba à la renverse.

Le braconnier Dusausoy, d’Ivry, « donné » à la police par le camelot Chérot, a planté une lime dans le dos du dénonciateur.

Un propriétaire des environs de Marcols (Ardèche) refusait l’autre jour 12000 francs des pins de sa forêt. Elle vient de brûler. (Havas.)

Jaloux pour des riens, le petit patron serrurier Marius Guida, de La Seyne, a tué sa femme (25 ans) à coups de serpe. (Dép. part.)

1900 concurrents de « la Gaule niortaise » pêchaient hier dans la Sèvre, et 15 000 curieux excitaient le poisson à mordre. (Dép. part.)

Boulevard de la Villette, Maurice Debeurre, 7 ans, a été coupé en deux par un tramway. Le wattman n’y est pour rien.

Comme l’étourdi sculpteur Bombarès, qui aurait dû descendre à Champigny, sautait de son train déjà en marche, un rapide l’écrasa.

Samson a été écrasé par un bloc de phosphate, à Aubervilliers, dans une usine de produits chimiques où il avait un emploi.

Foucher, Moulet, Moerdillet et Klepsy ont été capturés, à Saint-Denis, sur les toits d’une maison où ils faisaient du cambriolage.

Maxime Leroy et Arsène Méret ont été arrêtés dans un café de Saint-Mandé, où, en armes, ils tyrannisaient les buveurs.

Ayant bu force bouteilles, Léonard Vergnies, de Crépy-en-Valois, s’est tué en se jetant par la fenêtre. (Lettre part.)

Irritées par un dur régime, les femmes sans vertu qu’on cloître et traite à la maison de secours de Nancy l’ont saccagée. (Dép. part.)

400 ecclésiastiques reçurent, à la gare de Moulins, Mgr Lobbedey, leur nouvel évêque. On en arrêta cinq en pleine fureur sacrée. (Dép. part.)

Deux Italiennes se houspillaient à Thil (M.-et M.). Les maris s’émurent. L’un tua l’autre et le couple passa la frontière. (Dép. part.)

À Trianon, un visiteur s’est dévêtu et s’est couché dans le lit impérial. On conteste qu’il soit, comme il le dit, Napoléon IV.

Le professeur de natation Renard, dont les élèves tritonnaient en Marne, à Charenton, s’est mis à l’eau lui-même : il s’est noyé.

Conaud, de la police de Courbevoie, a valeureusement arrêté le fougueux cheval d’une tapissière. Il est tout meurtri.

Le petit Boeuf, des Arcs (Var), ayant jeté une cartouche Lebel dans le feu d’un bouilleur de cru, a été tué par la douille. (Dép. part.)

Au saut d’une haie douvée, polygone du Mans, le cheval d’Herbinière se reçut mal et, culbutant, l’assomma d’un coup de sabot. (Dép. part.)

À l’hôpital des Enfants-Malades, le maçon Armand Montendron, 20 ans, s’est tué en tombant d’un échafaudage.

Debout sur le seuil, la modiste Rudlot, de Malakoff, jasait avec un voisin. À coups de barre de fer, son sauvage mari la fit taire.

Lancé par une auto (quel N° ?) sous son char de foin, Bouvier, de Bolbec, évita les roues, mais se souviendra du tamponnage. (Lettre part.)

Une fois assommé, Bonnafoux, de Jonquières (Vaucluse), a été posé sur un rail, où un train l’écrasa. (Dép. part.)

Toutes autorités entourant son lit, à Rochefort, on réconforta avec la médaille militaire un des brûlés du Davoust, Sausseau. (Havas.)

« On te fera ton affaire ! » aurait-on dit à Guyot de Toul, aux élections. Est-ce donc la politique qui l’a noyé dans le canal ? (Lettre part.)

D’un coup, Mme Matignon, de Mérignac, près Bordeaux, a mis au monde trois filles. Toutes les quatre vont bien. (Dép. part.)

L’insolent soldat Aristide Catel, du 151e, singeait les gestes du gradé Rochesani. Le conseil de Châlons l’emprisonne deux ans ! (Lettre part.)

D’avoir bu une fiole de vitriol, Marcel Portamène, de Saint-Maur, meurt à trois ans ; ses parents se promenaient dans leur jardin.

À Noiseau, près Corbeil, des gens qui ne se sont pas laissé connaître ont fracturé trois troncs dans l’église.

Allumés par sa sacoche de receveur des tramways, six timides rôdeurs de Courbevoie ont assailli M. Valtat, qui en a capturé un.

Trois ans, c’est l’âge d’Odette Hautoy, de Roissy. Néanmoins, L. Marc, qui en a trente, n’a pas trouvé qu’elle fût trop jeune.

Une belle d’Angers, Eugénie Grosbois, vingt cinq ans, a été étranglée sur son lit hasardeux par un inconnu. (Havas.)

On n’avait jamais tant tapagé chez les Picco, de Gentilly. Finalement, un coup de tranchet de l’épouse mit à mort l’époux.

Pour un parquet belge, on arrête à Vagney (Vosges) Félicie De Doncker, qui excella à mater la fécondité des Brabançonnes. (Dép. part.)

La casserole chavirant sur le fourneau, la cire qui y était en fusion brûla M. Adolphe Marquet, de Courbevoie, profondément.

Tout le plomb destiné par M. Pregnart aux perdreaux des Alluets-le-Roi, c’est son ami Claret qui le reçut, et dans la croupe.

Être de la classe rend fou Bertin, du 22e d’artillerie, à Versailles : il se déshabille devant saint Antoine et se dit son cochon.

Par jeu, Justin Barbier tirait n’importe où des coups de revolver, dans Stains. Le couvreur Jules Courbier en reçut un.

Bien ivre, Langon, de Sceaux, rencontra sa femme et, comme elle se faisait acariâtre, il lui martela le crâne à coups de clefs.

Em. Girard a reçu une cheminée sur la tête, à Saint-Maur. À Montreuil, R. Taillerot, qui y puisait, s’est noyé dans sa citerne.

Née le 21 janvier 1807, Claudine Bonjour meurt, veuve Digonnet, à Villeurbanne. Trente petits-enfants égayaient sa vieillesse. (Dép. part.)

M. Jégou du Laz, de Cleden (Finistère), s’est fracassé pouce, index, cuisse. C’étaient les débuts de ce chasseur et de son fusil. (Havas.)

Un notaire de Nancy remit 30000 francs (héritage) à Reider. Des gens qu’il rencontra dans un lieu folâtre l’en privèrent une heure après. (Dép. part.)

Au Boulou (Pyr.-Or) des gradés espagnols ont injurié un touriste français coupable de ce graffite : Vive la Catalogne ! (Dép. part.)

Mordu par son cheval, à Joinville, le cocher Colignon s’évanouit ; alors sa voiture lui broya les jambes.

Un boeuf furieux traînait par la longe vers Poissy le cow-boy Bouyoux. Elle cassa. Alors ce boeuf démonta le cycliste Gervet.

3 phoques, 82 singes, 20 perroquets, 15 chats, 32 chiens, 63 montreurs, et leurs 10 voitures sont refoulés de Versailles sur Saint-Cyr.

Avides d’indulgence, des cambrioleurs ont fait place nette dans une boutique d’objets de piété, pèlerinage de Clichy-sous-Bois.

Des gens de Boulogne lynchèrent à demi le débardeur Berneux. Son crime ? « À bas l’armée ! » au passage d’une corvée.

Le zingueur Billiard, de Saint-Germain, père de cinq enfants, se pendit au piton de sa lampe. Une de ses filles rentra : il était froid.

Poignardé et assommé, Remailli, de Meskiana (Constantine), a subi une mutilation précisant le caractère passionnel du meurtre. (Dép. part.)

Un inconnu peignait d’ocre les murs du cimetière de Pantin ; Dujardin errait nu par Saint-Ouen-l’Aumône. Des fous, paraît-il.

18 mois de prison (sans sursis) punissent Colombier, le chauffeur du Lyonnais Robatel, d’avoir passé en auto sur M. Pédenne. (Dép. part.)

Un faux pas, à la brune, sur la passerelle du ru du Moulin, à Dontilly (S.-et-M.), et Mme Louis Nourry se noya. (Lettre part.)

Le valet Silot installa, à Neuilly, chez son maître absent une femme amusante, puis disparut, emportant tout, sauf elle.

Jaloux comme un tigre, le comptable Varlot, d’Ivry, a quasi tué Mme Varlot, parce qu’elle avait quelqu’un dans son intimité.

Louis Picot, fils du secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales, etc., s’est tout écorché en tombant de bicyclette.

Pouliet et Carle roulaient en tandem vers Vanves. Une automobile les tamponna, dont, trop mal en point, ils ne purent lire le numéro.

Sur le pont de Charenton, Mme veuve Guillaume et son concubin discutaient. Il l’abattit d’un coup de tringle et la piétina.

Quelques monnayeurs en pièces de dix et vingt sous ont été arrêtés à Nancy. Trois avaient chez eux lingots et moules. (Dép. part.)

Le 392, Cherbourg-Caen, stoppa ; le mécanicien dégagea du chasse-pierre le cadavre de Thiébault, 2 ans, et le remit à la mère. (Dép. part.)

Guichard, de Villers-sous-Preny (M.-et-M.), chassait et labourait. Ses chevaux marchèrent sur son fusil. Le coup partit, mortel. (Dép. part.)

Mme S..., de Jaulnay (Vienne), accuse son père de lui avoir détérioré ses trois filles. Le vieillard s’indigne. (Havas.)

M. Mamelle symbolisera le Ministère de l’Agriculture, le 30 septembre, auprès des lauréats de l’exposition d’Angers. (Dép. part.)

Une fillette, brune, dodue, cheveux nattés, vêtue et chaussée de toile bise, médailles saintes au cou, a été repêchée à Suresnes.

M. Groin, cultivateur, à Montesson, incurablement malade, s’est pendu dans sa grange à trente-neuf ans.

Pour avoir été heurté par le motocycliste Vasseur, le laboureur Louis Havart, de Nesle, a perdu la mémoire.

Rue Myrrha, le fumiste Guinet tirait au petit bonheur des balles sur les passants. Un inconnu lui planta un stylet dans le dos.

Trop pressé de rejoindre son père, Pierre Colmar, 5 ans, d’Ivry, quitta sa maman et voulut traverser la rue. Un tramway l’écrasa.

D’un fourré, à 1 heure du matin, partirent deux coups de feu. L’ex-paveur J. Fouquier, 70 ans, du Perreux, fut blessé au bras et au torse.

Escortée d’enfants, une laitière voiturait dans Avignon une presse à glace. La machine bascula, broyant Germaine Pouget, 5 ans. (Dép. part.)

Congédié mardi par son patron, le 13-ans Godillot, de Bagnolet, n’aura pas osé reparaître au logis. Enfant, rentre : on t’y attend.

Adrien Astier, onze ans, est tombé de plusieurs mètres dans l’âtre d’une cheminée qu’il ramonait, à Choisy-le-Roi. Cochin.

En gare de Clamart, le tourneur sur métaux Maurice Planchon a été tamponné par un train. Il est en fort méchant état.

Destin, vingt ans, avant de céder aux policiers d’Aubervilliers, a lancé à l’un d’eux, Lagarof, un fer à repasser, en pleine figure.

Barcantier, du Kremlin, qui s’était jeté à l’eau, essaya vainement d’étrangler, aidé de son danois, un importun qui l’en tirait.

Ces forgerons de Malakoff étaient rivaux d’amour. Dupuis lança son marteau sur Pierrot qui, alors, lui laboura la face au fer rouge.

Perronnet, de Nancy, l’a échappé belle. Il rentrait. Sautant par la fenêtre, son père, Arsène, vint s’abîmer à ses pieds. (Dép. part.)

En fouissant la terre au pied d’un arbre du bois de Boulogne, un chien a mis à découvert le cadavre d’un garçon nouveau-né.

Des buveurs, à Houilles, se passaient de mains en mains un pistolet cru vide. Lagrange pressa la détente. Il ne se releva pas.

Accident d’auto à Houilles. MM. J. Dubois et G. Bernard sont blessés ; MM. Cappiello (pas Lionetto) et Février aussi, mais peu.

Cet an-ci, les vendangeurs sont bien belliqueux. L’un d’eux, à Romanée, vient encore d’en tuer un autre, Cordonnier. (Havas.)

Mlle Clara Peyron, 65 ans, a été égorgée à Hyères. Le meurtrier n’a eu d’autre mobile que la cupidité. (Dép. part.)

Le trimardeur Bors, tout en sang, était sur la route, près d’Achères. Il avait eu affaire à la matraque de son ami Bonin.

Bloqué entre son chariot et un mur, le cocher livreur Nézé, d’Argenteuil, a eu les chairs du bras droit arrachées jusqu’à l’os.

Réveillé par la sonnerie de son poulailler, le féroce Dumont, de la Briche, tira. Les maraudeurs laissèrent une piste de sang.

Le vacher Le Maître a été écrasé, au Tertre Saint-Denis, par sa fourragère, et le charretier Fourney, aux Lilas, par un tramway.

Mlle Establet, de Joinville, près Blida, 18 ans, a, de deux balles dans le ventre, puni M. Lestenaux de ses bavardages. (Dép. part.)

Comment fumer ? Après les pipiers de Saint Claude, voici en grève les papier-à-cigarettiers de Saint-Girons. (Dép. part.)

Parce qu’ils battaient monnaie, les Patry, de Toulon, sont sous les verrous. On a trouvé chez eux des lingots d’un savant alliage. (Dép. part.)

Napoléon, paysan de Saint-Nabord (Vosges), a bu un litre d’alcool : bien ; mais il y avait mis du phosphore : d’où sa mort. (Dép. part.)

Une jeune femme s’est jetée dans la Seine, au pont de Saint-Cloud. Elle a dit son regret d’être repêchée, et a tu son nom.

Roger buvait à la régalade, sur un banc, à Stains. Un passant happe le litre, boit et, comme l’autre grogne, le lui casse sur la tête.

Dans le giron maternel, A. Meyer, 4 ans, a été tué, à Villiers-sur-Marne, par une balle du revolver que nettoyait Henri Martin.

De l’eau-de-vie, croyait-il. Bon : du phénol. Aussi Philibert Faroux, de Noroy (Oise), ne survécut-il que deux heures à sa ribote.

L’horloger Paul S... a été assassiné dans le bois de Vincennes, ont dit des gazettes. Point. Il avait pris de l’azotate d’argent.

Malmené par l’amour, le gendarme Léonce Paul Isnard s’est pendu dans sa cuisine de la caserne de Draguignan. (Dép. part.)

Sigismond Martin, des Clayes, s’endort dans un champ. Ses camarades viennent le réveiller. Impossible ; il était mort.

Poincet, de Montgeron, est tombé sous sa voiture de vidange, sa tête calant une roue, ses jambes l’autre. On le trépane.

Un chasseur de Tessancourt a contraint sa femme et le quidam à attendre sur la couche adultère (3 heures) le gendarme constatateur.

Mme Fournier, M. Vouin, M. Septeuil, de Sucy, Tripleval, Septeuil, se sont pendus : neurasthénie, cancer, chômage.

Relevé sans blessure apparente, Gédéon Aveline, d’Arcueil, sur qui venait de passer le char de la laitière Pédallier, est mort.

Mlle Martin et M. Rougon n’auront pas de postérité. Un rapide les a écrasés à Clamart. Ils devaient se marier sous peu.

Mignon, de Bagnolet, morigéné par le rigide Barot, son concierge, l’a fait taire de deux coups de couteau.

La folle Brugnet, d’Asnières, tire à l’eau Petit qui lui tend sa gaffe : repêchés vifs ; mais, à Alfortville, Kovopodski se noie.

Comme leur instance en divorce traînassait et que son mari n’avait que 70 ans, Mme Hennebert, de Saint-Martin-Chennetron, le tua.

Des trains ont écrasé, aux Clayes et à la Briche, Buzard et Avel ; du moins était-ce l’amour qui avait mis celui-ci sur les rails.

La sage-femme Savatier, de Charenton, qu’on eût pu croire cuirassée, est morte de peur parce qu’un camion a failli l’écraser.

Deux trains se sont tamponnés à Bretteville Norrey (Calvados). D’où un feu qui détruisit des wagons et que la pluie éteignit. (Dép. part.)

Quatre fois en huit jours la fille de ferme Marie Choland a mis le feu chez son fermier. Maintenant elle incendiera la prison de Montluçon. (Havas.)

M. Pierre de Condé a été arrêté à Craches, pour viol. Alcide Lenoux, qui était de la séance, a fui. Ces faunes ont 16 et 18 ans.

Mlles Wimerlin, de Saint-Denis, ont 12 et 14 ans. Le commissaire Souliard a envoyé au Dépôt leur père parce qu’il les a initiées.
Guesdon, de Caen, en tenait boutique. En butte à l’huissier, elle se suicida. (Dép. part.)

Joseph Bey, de Saint-André-de-Roquepertuis (Gard), a disparu : mais d’abord il avait à peu près tué son frère Louis, 20 ans. (Dép. part.)

Sous des noms toujours neufs, une jeune femme se place comme bonne et vite file, lestée. Gains, 25 000 francs. On ne la pince pas.

Costel trinquait. Piquet, Bilon, Nibot filèrent avec son sapin. Ils liquidèrent le cheval, burent, et, à Clichy, furent coffrés.

Sur quatre balles que tira Mme Denis, d’Issy-les-Moulineaux, deux touchèrent. Cible : son cocher de mari, qui, paraît-il, lui fait des traits.

L’ex-maire de Cherbourg, Gosse, était en proie à un barbier, quand il cria et mourut, sans que le rasoir y fût pour rien. (Dép. part.)

À Saint-Saulve (Nord), M. Dutortoir, instituteur, sa mère et sa sueur se sont noyés dans l’Escaut, de propos délibéré. (Dép. part.)

Un chanteur de café-concert, Victor Lépine s’est tué à Toulouse, parce que la chanteuse Arlette d’Ermont ne le voulait plus.

Rose, de Saint-Pierre-de-Varangeville (S.-I.) a tué à coups de couteau sa maîtresse, Lucie Martin. Jaloux. (Havas.)

Fanois vit Marguerite Blond sortir d’un bal de Puteaux au bras de Pourlet. Se tenant pour trahi, il la blessa d’une balle.

Des rôdeurs se battaient, à Vanves. La police vint, tous filèrent, y compris deux blessés, le troisième, Bichenon, restant sur le carreau.

Raison, 10 ans, jouait avec le fusil de l’abbé Gigleux, de Tronville (M.-et-M.). Pan ! et le coup lui fracassa les jambes. (Dép. part.)

Une fête chez le cabaretier Sevin, de Garches, a été troublée par une bagarre qui, à la sortie, se corsa de coups de revolver.

Rue des Poissonniers, Petit et Plaçon, las de s’égosiller, firent parler la poudre. Plançon gît à Lariboisière ; Petit fuit.

C’est Teton, la victime du crime de Montfermeil. Faute de sa perruque on ne le reconnaissait pas d’abord.

En route pour les Halles, Ach. Miltet dormait sur son siège. Dans Montrouge, on le bâillonna et on lui vola argent et cheval.

À Nogent, Rosalie David, une pauvre petite bonne de gargote, a étranglé son clandestin nouveau-né et l’a mis dans une malle.

À 103 ans, meurt Mme Arnac, d’Auzon (Gard). Quatre fois mariée, elle eut 16 enfants et en allaita 24. Sa fille aînée a 80 ans. (Dép. part.)

Essorillé, et front fendu, on a ramassé sur un trottoir du Mans Guichard, après rixe avec des sous-officiers du 26e d’artillerie. (Dép. part.)

Le Nancéien Michel Ransch a coupé la gorge à sa femme et s’est coupé la gorge aussi. Un fou. (Dép. part.)

La Pantinoise Augustine Macker, 13 ans, fille de pénichards, a repêché vivante la petite Marçon dans le canal de l’Ourcq.

Sans les tuer tout à fait, une auto a tamponné, avenue des Sablons, Neuilly, Edmond Hamon et Georges Despès.

Près de Villebon, Fromond, qui disait à d’autres pauvres sa détresse, s’engouffra soudain dans un four à plâtre en combustion.

Comme les Lemoine, d’Asnières, devaient des termes, leur propriétaire coupa l’escalier : chute des enfants, - plusieurs mètres.

Dans la Marrie, à Joinville, une voiture de laitier, plaque arrachée et bidons vides ; sur le siège, un cadavre, celui d’un épagneul.

Souffre-douleur, depuis longtemps, de son compagnon d’atelier Boissonnet, Canet, de Saint-Cloud, l’a assommé avec un fer à souder.

Un pâtre quadragénaire qui l’aimait a tué Mlle Theule, 18 ans, de Saint-Hilaire-de-Bethmas (Gard), et s’est suicidé. (Dép. part.)

Au gourdin et à la crosse de fusil - tout cela parce qu’il était jaloux -, Jourdain, de Mézières (Sarthe), assomma Letourneux. (Dép. part.)

Presque septuagénaire et tout à fait ruiné, M. Vincent, ex-négociant, s’est ouvert la gorge avec un couteau de cuisine, à Clichy.

Surprenant des cambrioleurs, M. Duvignier, géomètre à Sceaux, décrocha sa carabine. Il fut bâillonné et son coffre défoncé.

Deux carriers de Vaucouleurs étaient pris dans un éboulement de sable. Pépin fut retiré sauf et Paxel mort. (Dép. part.)

Pourquoi ces deux personnes, le soir sur le talus de la redoute Apollinaire (Dijon) ? Deux soldats tirèrent. Ils les manquèrent. (Havas.)

Le pont d’El-Kantara domine de 90 m. le ravin. La Constantinoise Cross, 16 ans, fit le saut. Son père contrariait son amour. (Dép. part.)

Frédéric Pénaut, de Marseille, a une femme et un frère. Ceux-ci s’aimaient. Du moins il le crut et blessa (deux balles) son rival. (Dép. part.)

Un flacon flottait. Mauritz, de Sèvres, se pencha pour le prendre, et tomba dans la Seine. Il est maintenant à la Morgue.

Harcelée par les sermons familiaux, Mlle Rosalie Blénard, de Saint-Denis, 17 ans, s’est jetée par la fenêtre. Jambes cassées.

Alexandre Daubat, 48 ans, carrier à Villejuif, ne pouvait se consoler du départ de sa femme. Il se pendit dans son verger.

Impossible d’éventrer le coffre-fort de l’horticulteur Poitevin, de Clamart. Dépités, les cambrioleurs incendièrent sa grange.

Quarante romanichels avec leurs dromadaires et ours ont dû, poussés par les gendarmes, quitter Fontenay-aux-Roses et même la Seine.

De nuit, à Bezons, Charrault réveilla du sommeil conjugal ses trois beaux-frères en tirant des coups de feu dans leurs fenêtres.

La tige du piston de la République s’est échauffée aux essais à Brest. Vitesse 16 nœuds ; puissance, 10 650 ; nombre de tours : 100. (Dép. part.)

Une auto lui ayant écrasé son chien, un paysan de Dardally (Rhône) avait tiré sur une autre auto. Un an de prison, sursis. (Havas.)

Mal en prit à Renaud de se hasarder à portée de fusil du professeur Thalamas, qui chassait à Gambais. À cette heure, il agonise.

Le dérapage de leur auto envoya dans un étang, à Sartoire, quatre négociants. Une autre auto écrasa, à Boissy-le-Sec, M. Chanteloup.

Sa fille morte, son fils loin, Mme Boulet, du Buchet (commune de Buhy), s’est pendue de désespoir.

Mme Bardin et M. Biais sont à l’hospice de Saint-Maurice. Ils n’avaient pas entendu un Est Parisien venir, et furent tamponnés.

Pourchassé par un gendarme maritime, un matelot s’est jeté dans des rognures de tôle dont l’une lui trancha la carotide. (Dép. part.)

Le matin, Kerligant sortit de la prison de Versailles ; le soir, il y rentra, ayant froissé la susceptibilité d’un gendarme.

Étourdi d’un coup de poing américain et bâillonné, le maraîcher Lody, de Vaucresson, a été dévalisé sur la route, à la brune.

Causeur irascible, Convest, de Thiais, assena un coup de barre de fer sur la tête de son interlocuteur, Milot, de Choisy-le-Roi.