En echo à un Flash évoquant une bande de skateurs se déplacant de ville en ville
> echo 1 FORMIC / 2009 Roman Kälin et Florian Wittmann VOIR
Comment un skater influence le micro-univers d’une fourmi et comment celle-ci …
> echo 1 THE INVISIBLE SKATEBOARDS SECTION OF GIRL – YEAH RIGHT! / 2003 Spike Jonze & Ty Evans VOIR
Séance de skateboard sur des planches invisibles
Suite et fin de DOUBLE TAKE / 2009 Johan Grimonprez
À partir d’un collage d’archives télévisuelles et cinématographiques, Johan Grimonprez, sur un scénario inspiré d’une nouvelle de Borges, détourne la figure mythique du « maître du suspense ». Sous la forme d’une intrigue ludique, il dissèque la paranoïa d’un individu comme métaphore de la crise politique (guerre froide) et nous invite à réfléchir à notre propre rapport aux images.
En 1960, le monde est scindé en deux : d’un côté, le bloc communiste, de l’autre, l’idéologie capitaliste. La tension est vive, malgré le dialogue de façade, et monte d’un cran lorsque l’URSS décide d’utiliser l’île de Cuba pour menacer directement les États-Unis.
Nixon puis Kennedy tentent de convaincre Khrouchtchev de la légitimité de leurs intentions mais chacun reste prisonnier de sa perception, convaincu que la puissance de l’un vaut modèle pour le concurrent, incapable de concevoir qu’au-delà de la copie, deux réalités indépendantes se confrontent pour un enjeu de représentation identique.
Sur une autre tonalité, se sont un peu les mêmes enjeux qui opposent, au début des années 1960, la télévision et le cinéma. Alfred Hitchcock, alors au sommet de sa gloire dans les salles obscures (il vient de triompher avec Psychose et s’apprêter à sortir Les Oiseaux), s’impose également sur le petit écran avec la série des Alfred Hitchcock presents.
En echo / 2 travaux de Les Leveque
A travers Spellbound et Vertigo, Les Leveque questionne les stratégies de condensation et de ré-assemblage.
2 Spellbound / 1999 Les Leveque VOIR
Ce travail est un remontage, image par image, du film de Alfred Hitchcock qui, en accélérant l’ensemble, modifie le récit et exploite la symétrie de la caméra en inversant une trame sur 2.
4 Vertigo / 2000 Les Leveque VOIR
Ce travail condense le film Vertigo, en n’en gardant qu’une trame toutes les 2 secondes.
Les images restantes sont alors disposées de 4 manières différentes (normalement, effet miroir Haut > Bas, effet miroir G>D, image « normale » tête en bas, )
EXPERIENCE / FILM EN MONTAGE
L’atelier a accueilli le réalisateur Peter Snowdon et le monteur & producteur du film Bruno Tracq, pour visionner et donner des retours critiques sur le film documentaire d’1h30, qu’ils sont encore en train de monter.
NO REVOLUTION WITHOUT A REVOLUTION / 2013 Film en montage
Réalisé par Peter Snowdon / Monté par Bruno Tracq
« No revolution without a revolution » est un film utilisant des vidéos postées sur Youtube lors du printemps arabe, dans les différents pays. Filmées par les « acteurs »et inter-agissantes entr’elles, ces vidéos ont été des micros modèles regardés par les populations des pays voisins. Elles se répondaient, inspiraient et s’inspiraient l’une de l’autre. Une révolution qui prend son énergie et certains de ses modèles dans ces images postées sur le net.
La volonté du film est de parler – à travers ces révolutions là -des révoltes sociales, des nécessités de révolution plus globale.

Archives par mot-clé : Johan Grimonprez
Atelier du 05.12.12
Suite à un projet d’étudiant abordant, à travers des images de films documentaires des années 80 à 2000, le genre « film d’épouvante / catastrophe de série B » où un mystérieux danger venu du cœur de la jungle (personnifié par un démon) viendrait décimer les populations humaines, analyse de la matrice de TAKE SHELTER, comme mise en place d’une catastrophe à venir.
TAKE SHELTER / 2011 Jeff Nichols VOIR un extrait
Le personnage est assailli de visions de fin du monde, et se demande s’il doit protéger sa famille de cette « ultime » tempête qui s’annonce, ou… la protéger de lui-même.
La première vision peut s’apparenter à une simple pensée sous la douche.
D’ailleurs, cette étrange pluie à la même couleur que… le shampoo.

Curtis LaForche, le personnage principal, est une sorte de prophète dont la folie de la vision s’accorde avec les dangers qui semblent aujourd’hui menacer l’humanité. Il est d’ailleurs le seul à les percevoir car curieusement, ni sa femme, ni sa fille, ni ses collègues, ni personne ne semblent les ressentir. Curtis est comme un observateur, un éclaireur, un speculator (du langage militaire specula, observatoire, tour de guet > speculari, guetter, épier > speculator).
Cette idée de speculateur, comme quelqu’un pressentant des problèmes à venir est évoqué par Louis-Ferdinand Celine, quand il parle de la chienne de traineau pressentant les crevasses sous la neige, empêchant, de la sorte, au traineau et à son attelage, de disparaître sous la glace.
LECTURES POUR TOUS / 1957 PIerre Dumayet & Pierre Desgraupes VOIR

Analyse de la première rencontre entre Mei (4 ans) et Totoro, sorte de créature gigantesque et esprit de la forêt.
Mon voisin Totoro / 1988 Hayao Miyazaki
Un professeur d’université, M Kusakabe, et ses deux filles, Satsuki, onze ans, et Mei, quatre ans, s’installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l’hôpital où la mère des deux filles est hospitalisée.
> Déroulement subjectif du temps (Cfr temporalité pour Mei et ellipse des fleurs coupées)
Explorant les alentours, Mei rencontre Totoro, sorte de créature gigantesque et esprit de la forêt. Pour que cette rencontre puisse avoir lieu, Mei devra « changer » d’aspect. Elle se transformera symboliquement (et par certains traits, physiquement) en animal, en grenouille. Elle passe la limite symbolique entre le monde humain et animal (le ruisseau).
Dans ce nouveau monde, Totoro se matérialisera doucement, comme les tétards du ruisseau. D’abord petit, transparent, puis blanc, sous le nom de Chibi-Totoro. Il deviendra moyen et prendra sa couleur définitive sous le nom de Chū-Totoro. La troisième phase de transformation révèle Totoro, mais ses étapes de développement resteront autour de lui.
Pour Mei, fabuler un personnage comme Totoro, c’est matérialiser le travail plus intérieur qui doit s’opérer en elle: apprivoiser la nouvelle maison qu’elle doit maintenant habiter.
D’ailleurs, cette nouvelle maison ressemble étrangement… à Totoro
Analyse de 3 oeuvres de Johan Grimonprez, vidéaste belge / SUITE
Après KOBARWENG OR WHERE IS YOUR HELICOPTER et DIAL H-I-S-T-O-R-Y, analyse de la matrice de DOUBLE TAKE.
DOUBLE TAKE / 2009 Johan Grimonprez VOIR
Alors que la guerre froide s’intensifie, la télévision prend peu à peu le cinéma en otage en s’immisçant dans les foyers américains. Les dirigeants des deux blocs s’efforcent désespérément de rester cohérents lors d’un débat à la télévision. Et, Hitchcock et son insaisissable double apparaissent de plus en plus obsédés par le meurtre parfait… de leur double respectif !

En echo à Double take, où l’on voit Alfred Hitchcock présenter à la presse son dernier film (à l’époque), les oiseaux,
LES OISEAUX SANS LES OISEAUX d’après LES OISEAUX / 1963 Alfred Hitchcock
Les oiseaux ont été « gommés » du film, ce qui renforce le côté inquiétant des attaques devenues invisibles. Séquence de la barque avec Melanie Daniels (Tippi Hedren) où une douleur subite la frappe, subite mais réelle > tache de sang VOIR
Séquence du gouter des enfants où ils se mettent à courir dans tous les sens, certains se jetant sur le sol animés de mouvements (devenus) inexplicables. VOIR

Hitchcock apparait toujours dans ses films. Décompte avant l’apparition du cinéaste, puis temps écoulé depuis son apparition. Le simple ajout du décompte modifie fortement et la temporalité du récit et son centre d’intérêt.
HITCHCOCK COUNTDOWN VOIR

Analyse comparée entre le PSYCHO 1960 d’Alfred Hitchcock et le PSYCHO 1998 de Gus Van Sant
Comparaison des génériques début où Van Sant précise l’année, là où Hitchcock laisse son film sans âge. Importance du nom de la ville: Phoenix

Séquence de la douche. Pour Hitchcock, Marion (Janet Leigh) se lave de ce qu’elle a fait. C’est une douche réparatrice. Pour Van Sant, c’est une simple douche (froide)
Comparaison des rideaux de douche. Chez Hitchcock, le rideau propose un flou, une zone de non netteté. C’est un élément purement cinématographique. Chez Van Sant, il fragmente l’espace et les personnages.
Comparaison de l’attaque. Chez Hitchcock, le noir et blanc est une volonté, notamment pour éviter que le sang ne donne un côté trop « réaliste » à l’attaque. De plus, il n’y a aucune trace des multiples coups de couteaux ! Chez Van Sant, on voit des blessures occasionnées par le couteau dans le dos de Marion (Anne Heiche) et le sang rouge s’écouler.
Quand Marion meurt, Hitchcock effectue – par le mouvement de la caméra et en gros plan sur elle – le passage d’une station debout (vivant) à une station allongée (mort). Van Sant ne fait que calquer le mouvement de l’eau s’écoulant et fait tourbillonner sa caméra.
Chez Hitchcock, Norman Bates est passionné de taxidermie, qui est quand même l’art de donner l’apparence du vivant à des animaux morts. Son espace est habité d’oiseaux empaillés. Quand il découvre le corps sans vie de Marion, il est sous le regard d’un oiseau. Chez Van Sant, l’oiseau est anecdotique et tourné de l’autre côté.

Atelier du 28.11.12
Suite des poursuites, et mise en abîme du cinéma
SHERLOCK JUNIOR / 1924 Buster Keaton VOIR
Le projectionniste « copie » la fiction dans sa réalité. VOIR
Suite à une première analyse de la matrice du film Drive (année scolaire passée), poursuite avec certaines des influences en jeu dans ce film.
DRIVE / 2011 Nicolas Winding Refn VOIR court extrait
Film pluri-référentiel, dont 2 références importantes se dégagent
THE DRIVER / 1978 Walter Hill VOIR
À la sortie d’un casino, une jeune femme est témoin d’un braquage effectué par deux gangsters qui parviennent à échapper à la police grâce à l’habileté du chauffeur de la voiture.
Caractère du « Driver » proche dans « The driver » et « Drive ». Calme, non émotif, professionnel, visage dégageant une certaine juvénilité
THIEF / 1981 Michael Mann VOIR
À Chicago, Frank, bandit de haut vol, pactise avec un caïd sans foi ni loi, dans l’espoir de réaliser son rêve, fonder une famille.
Comparaison de la typo et de la couleur utilisée dans les 2 titres
Eléments de comparaison entre Drive et Thief, à travers – la radio captant la fréquence de la police, – la voiture ou – les passagers conduit par « le driver »
Le scorpion sur le blouson du personnage interprété par Ryan Gosling est emprunté au film de Kenneth Anger SCORPIO RISING / 1963 VOIR

Suite à la discussion autour de « Elephant » et de son auteur, Alan Clarke >
MADE IN BRITAIN / 1982 Alan Clarke VOIR
Trevor, un jeune skinhead de 16 ans empli de haine, est condamné à un placement de 6 semaines dans un centre social pour vol, violence raciale et dégradations d’habitations.
Il est alors suivi par Harry Parker, qui va tout faire pour le faire changer de voie. Mais Trevor tient à sa liberté…
Analyse de 3 oeuvres de Johan Grimonprez, vidéaste belge.
KOBARWENG OR WHERE IS YOUR HELICOPTER / 1992 Johan Grimonprez VOIR
Cette vidéo se fonde sur son expérience à Pepera, village de Nouvelle Guinée, où on lui on demanda, à son arrivée « Où est ton hélicoptère ? ».
La matière filmée (archives du début des années 60 et reportages de terrain) est confrontée à des extraits d’histoires de la population locale, mais également à des fragments de textes provenant des premiers anthropologues venus les visiter et dont ils ont gardé le souvenir. Les rôles de l’observateur et de l’observé s’échangent, les anthropologues devenant, à leur tour, objet exotique d’analyse.
DIAL H-I-S-T-O-R-Y / 1997 Johan Grimonprez aperceVOIR
Cette vidéo de « found footage » est constituée d’extraits de reportages télévisuels (inédits pour certains), de documents d’amateurs explorant et questionnant l’imagerie de notre culture de la catastrophe, mais également d’éléments de la « sous culture » (fast-food, statistiques sur les animaux domestiques, disco), et des propres images de Grimonprez.
Grimonprez emprunte également à l’écrivain Don DeLillo certaines phrases clé d’un de ses romans comme« ce que les terroristes gagnent, les romanciers le perdent » ou encore « la maison (en tant qu’elle est un symbole sécurisant) est une idée fausse ».
Fin du cours consacré à 3 Flashs
Suite des vidéos de Johan Grimonprez le 5.12.12
