Atelier du 30.01.13

Après les évaluations de fin de premier quadrimestre, projections et discussions autour de quelques vidéos d’étudiant et mise en relation avec d’autres oeuvres. SUITE

ECHO/ Suite à la vidéo AMALGAME de Maxime Lehoux, et à  #67 de Jean-Gabriel PERIOT, une émission déjantée, en 3 parties, se basant sur des données scientifiques et utilisant du foundfootage. Ce deuxième numéro d’Eurêka dévoile les étapes marquantes de la théorie de l’hérédité et de la reproduction, de l’Antiquité à nos jours.
Réalisée par Philippe Truffault et Olivier Appart, cette nouvelle série est la suite d’ « Eurêka! J’ai tout faux », diffusée en 1993-94 et qui avait connu un certain succès. Le principe est le même: traiter de façon humoristique les erreurs de la science depuis le début de l’humanité et ainsi montrer que la science est en perpétuel renouvellement.
Pour ce faire, l’équipe a utilisé des images d’archives (dessins animés, publicités, films en couleur et en noir et blanc) qu’elle a détournées de leur propos. « Nous avons d’abord rédigé une base de commentaire, puis fait une longue recherche. Certaines de nos découvertes nous ont d’ailleurs conduites à ajuster voire à modifier le texte », explique Chantal Bernheim, productrice de la série.
EUREKA, J’AI (ENCORE) TOUT FAUX / Les chiens ne font pas des chats / 1999  Philippe Truffault et Olivier Appart

ECHO/ Suite à la vidéo PORTRAIT d’Albin Metthey  et à PRTRT de Jean-Gabriel Périot, le clip BIRDS IN BERLIN / 2011 de Klaas Verpoest & Ief Spincemaille, sur une musique écrite, composée et jouée par Liesa Van der Aa, une influence d’Alicia Lefevre     VOIR
Liesa Van Der Aa, jeune violoniste anversoise, a sollicité 10 artistes contemporains pour mettre en image chacun des 10 titres de son premier album.

ETUDIANT / Vidéo d’Alexandre Pigeard – CLIP sur le remix de la chanson de Marvin « Gaye Ain´t That Peculiar »                                                                  VOIR

ETUDIANT / Vidéo de Pierre-Patrice Kasses 1/2 Les quatres saisons, délire visuel articulé sur les 4 saisons, et retraçant le trajet d’un homme de son enfance, en passant par une jeunesse faite de dépravation télévisuelle/réelle puis à sa rédemption.
ETUDIANT / Vidéo de Pierre-Patrice Kasses 2/2 L’attente, film en splitscreen, racontant l’attente… d’un coup de téléphone. « L’angoissante attente » est matérialisée par la montée en pression d’une bouilloire abandonnée sur un bec de gaz.
ECHO/ à cette image de bouilloire et de pression qui monte irrémédiablement annonçant un danger, une explosion possible due à l’accumulation d’énergie…
INTERVENTION DIVINE / 2002  Elia Suleiman
Le film est une critique ironique de l’absurdité de la situation géopolitique en Palestine.
Il a été tourné juste avant l’explosion de la seconde Intifada.
E.S., un Palestinien vivant à Jérusalem, est amoureux d’une Palestinienne de Ramallah.
Il est partagé entre son amour et la nécessité de s’occuper de son père, très fragile. En raison de la situation politique, la femme ne peut aller plus loin que le checkpoint situé entre les deux villes. Les rendez-vous du couple ont donc lieu dans un parking désert près du checkpoint.

De part la volonté isarélienne, les palestiniens sont confinés dans un epace restraint et retournent la violence contre eux. Une réponse différée puis dévellopée dans un autre espace que celui de l’affrontement, voilà bien quel pourrait être alors le message de toute cette série de gags mis en scène avec une même rigueur formelle par Suleiman pour hisser la démonstration cinématographique à la hauteur d’une réflexion éthique :
« Mon cinéma reste apparemment contemplatif. L’image donne des indications sur l’action, ainsi le champ de l’action peut se dérouler à l’extérieur du cadre. Dès que l’action est lancée, elle ne peut être interrompue. On impose donc une façon de penser.
Si l’on se contente de rester dans la contemplation, on pose simplement une question, l’image communique des informations et l’on donne seulement des indices sur l’action. Voilà pourquoi je préfère rester dans le style contemplatif. Ce film en particulier exigeait de l’action, lorsque la vie quotidienne est perturbée, lorsque l’on voit une force contraire qui s’impose, et que la rupture est inévitable. On ne peut jamais rester inactif au milieu de l’action. Quand on est attaqué, que faire ? Puisque c’est du cinéma, on peut détourner une agression et créer un autre espace, comme un rêve pour déclencher une action différente, une contre-attaque »
. (interwiev de Serge Kagansky dans les inrockuptibles)
LIRE l’analyse de la séquence de la « Ninja warrior » de Carole Desbarat

Dans un tel climat, E.S. – joué pour Suleiman lui-même – ne peut rien dire et ne dit d’ailleurs pratiquement pas un mot durant tout le film, il ne peut rien faire, et surtout pas répondre aux provocations calculées et voulues des militaires israéliens.
Le film d’ailleurs se termine sur ce danger d’explosion dans une parabole très claire. E.S et sa mère regardent une cocotte-minute en train de siffler. La mère lui dit qu’il serait temps maintenant d’éteindre le feu.
Et le film se finit avant qu’on sache si le feu a été éteint ou non.

ETUDIANT / Vidéo de Pia Renaudat L’échange
2 personnes âgées, assises sur le lit d’une chambre d’adolescent. Ils se comportent en adolescent, « musique à fond »
ETUDIANT / Vidéo de Sandy Gerain  Mood for what, Film de montage n’utilisant que les ilmages du film de Wong Kar-Wai / In the mood for love / 2000.
Hong Kong,1962. Journaliste, Chau emménage avec sa femme dans un nouveau logement, en plein cœur d’un immeuble habité par la communauté shangaiaise. Il y rencontre Li-Chun, ravissante jeune femme qui vient elle aussi d’emménager avec son époux. Celui-ci, représentant d’une société japonaise, est régulièrement absent. Lui-même souvent seul, Chau passe de plus en plus de temps avec Li-Chun, jusqu’au jour ou les deux amis découvrent que leurs époux respectifs sont amants… Dès lors Li Chun et Chau essaient de comprendre comment cette histoire d’A (comme adultère) a pu commencer. A ce petit jeu, ils tomberont eux aussi amoureux l’un de l’autre.
Sandy Gerain reprend les 3 moments de leur relation – rencontre, relation, séparation – en y associant une musique et en réorganisant les images.

ETUDIANT / Vidéo de Lou Colpe  Journal filmé. Lou filme depuis près de 7 ans ses grands-parents, au quotidien. Premier montage des derniers moments tournés: la mort du grand-père.