Atelier du 21.11.12

L’atelier de la semaine passée, consacré aux travaux des étudiants, s’était arrêté sur un projet questionnant l’idée de Maison vivante / Maison signifiante.
En écho, à ce projet, le traitement de la maison dans les films de Tati et de Keaton…
MON ONCLE / 1958 Jacques Tati
Personnification de la maison du garçon et de ses parents qui devient un personnage. VOIR la séquence de nuit
Opposition entre la maison du garçon et ses parents, et la maison de Hulot.
VOIR la maison de Hulot
Analyse de la matrice. Passage du générique > Titre (village/ taille humaine) > Villa (Ville/déshumanisée)

 PLAYTIME / 1967 Jacques Tati
Analyse de la séquence des appartements / Télévision / Murs « transparents » VOIR

Structure générale du film / Passage du carré / Angle droit (début du film)  > Spirale / Cercle  (fin du film)
Autour du film / Tati ruiné Document retraçant l’aventure de Playtime

Mon Oncle (3ème film de Tati) remporte le prix spécial du Jury à Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger. Lorsque Tati se rend à Hollywood, pour y recevoir son Oscar, il demande à rencontrer Buster Keaton, qui déclarera plus tard : « Tati a commencé là où nous avions terminé. »
Rencontre entre Jacques Tati, Buster Keaton et Harold Loyd à Hollywood.
Dans le cadre d’un exercice de REMAKE, Michel Cauléa s’inspire de ces 2 réalisateurs et réalise « Méfiez-vous des corbeaux ».
MEFIEZ-VOUS DES CORBEAUX 1988 Michel Cauléa
Pour ce  court métrage, il s’inspire – notamment – de « Mon oncle » et de « Playtime » de Tati, ainsi que de « The high sign » de Keaton.

The High sign / 1921 Buster Keaton
La maison devient maquette, maison de poupée exploitant toutes les combinatoires VOIR

La maison démontable / 1920  Buster Keaton        VOIR
Incroyable intervention du cameraman / réalisateur qui masque l’objectif, permettant à la femme de ramasser son savon sans être vue… par le spectateur.
 STEAMBOAT BILL, JR / 1928  Buster Keaton
Jeux avec les portes, fenêtres et morceaux de mur, ville décor qui se replie comme un pop-up       VOIR
Tous ces « slapsticks » (courts films burlesques où la violence ne laisse pas de trace) enchaînent – le plus souvent – d’infernales poursuites. qui ont facilité, dans l’histoire du montage, les raccords de mouvement, d’entrée et de sortie de champs.
Un exemple (parmi d’autres) chez Keaton
COPS / 1922  Buster Keaton         VOIR
La poursuite de Cops, avec des policiers, a été réutilisée dans le long métrage « Seven chances / Fiancées en folie » où les policiers ont été remplacés par des… fiancées

FIANCE EN FOLIE / 1925  Buster Keaton      VOIR la fin de la poursuite
Image par image / Document qui analyse la célèbre poursuite

Ce type de poursuite, et particulièrement « Seven chances / Fiancées en folie » ont inspiré Shigeru Miyamoto le créateur de Donkey Kong dans lequel intervient un gorille (inspiré de King Kong) et un charpentier, Mario. Le métier attribué au héros se justifie par l’environnement du jeu : des immeubles en construction. L’idée du kidnapping d’une jeune fille par le gorille lui vient de « La belle et la bête », film de Jean Cocteau qu’il adore.
DONKEY KONG / 1981 Shigeru Miyamoto
Shigeru Miyamoto est considéré comme une des plus grandes figures du jeu vidéo, parfois surnommé le « Spielberg des jeux vidéo »
Comparaison entre les tribulations du personnage de « Seven chances » et de Mario  VOIR
Autre jeu vidéo de « poursuite « DOOM
Doom, signifiant littéralement destin funeste ou damnation, est un jeu vidéo de tir subjectif, et tenu pour l’un des titres majeurs à avoir lancé ce type de jeu vidéo. Il est reconnu comme le pionnier des logiciels à graphismes en trois dimensions immersifs, du jeu multijoueur en réseau, et d’avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus.
DOOM / 1993 John Carmack, John Romero et Adrian Carmack
Le jeu est inspiré de plusieurs films cultes, parmi eux : « Alien » (1979) de Ridley Scott, « Alien le retour » (1986) et « Terminator » (1984 & 1991) de James Cameron ou encore « Evill dead II » de Sam Raimi (1987).
Il a inspiré le « Elephant » de Gus Van sant, lui même inspiré de « Elephant » d’Alan Clarke.
ELEPHANT / 1988 Alan Clarke           VOIR
ELEPHANT / 2003  Gus Van Sant 
Elephant contient d’ailleurs une scène de jeu vidéo
Autre déambulation dans des espaces, l’interminable trajet d’une des employées du Musée du Louvre parcourant salles, couloirs, caves dans un film de Nicolas Philibert. Ses chaussures, comme dans un film de Tati, font « sonner » l’espace.
LA VILLE LOUVRE / 1990 Nicolas Philibert
Analyse de la séquence « des ouvriers et des commissaires », où la vitre blindée qui les sépare matérialise la distance de leurs classes sociales respectives, et la difficulté d’un dialogue.